Prêts sur gages illégaux : bijoux, actes de propriété et devises saisis

Par Nasif Joomratty O commentaire

La Commission anti-corruption (Icac) poursuit son enquête dans le cadre de son combat contre les prêteurs sur gages illégaux. Une arrestation (Preshram Sookur), des actes de propriété ainsi que des devises et Rs 120 000 saisis, sans omettre des cartes  grises de véhicules mis sur gages : tel est le bilan provisoire des officiers de l’Icac.

Mardi, le Vacoassien Preshram Sookur a été arrêté par l’Icac. Il est soupçonné d’être trempé dans des prêts illégaux contre la mise en gage de cartes  grises ainsi que de propriétés immobilières portant différents noms, des bijoux et une forte somme d’argent. Tous ces documents et preuves seront utilisés lors de l’interrogatoire du Vacoassien et comme pièces à conviction. Les Rs 120 000 sont soupçonnées provenir des transactions illégales.

L’exercice de fouille au domicile du suspect a aussi permis aux officiers de l’Icac de récupérer des « papiers blancs », certifiant la vente de voitures. Une grande quantité de clés de voitures a aussi été retrouvée, de même que des dollars australiens.

Interrogé, Preshram Sookur a nié les faits avant d’être autorisé à partir. Cette démarche survient alors que l’Icac a eu la confirmation que le suspect était convoqué devant le tribunal de Curepipe, pour un procès. Cette descente de l’Icac à Vacoas fait suite à certains renseignements glanés au cours de l’enquête sur le démantèlement du réseau de prêteurs sur gages dans le sud du pays.

À l’issue des témoignages de certaines victimes et la version des suspects, l’Icac a pu établir qu’un autre prêteur sur gages opérait dans les Plaines-Wilhems. Dans la même matinée du mardi, une descente a eu lieu et le pot-aux-roses a été découvert. La saisie de devises étrangères n’a pas laissé insensibles les éléments de la commission anti-corruption. Certaines informations privilégient la thèse que le suspect aurait effectué plusieurs transferts d’argent vers l’Australie. Des procédures nécessaires ont été enclenchées par les hommes de Navin Beekarry en vue de lancer un Money Trail . Cet organisme soupçonne fortement que le casseur aurait ainsi blanchi de grosses sommes d’argent à l’étranger.

Les enquêteurs de l’Icac tenteront de déterminer s’il y aurait un quelconque lien entre le réseau opérant dans le Sud et le suspect domicilié à Vacoas et d’étudier s’il y aurait une quelconque similarité entre le mode opératoire du réseau de Chamouny et celui de Vacoas. Les enquêteurs essaient toujours de déterminer la valeur des biens impliqués dans ces transactions illégales.

Au quartier-général de l’Icac, on parle de transactions illicites atteignant Rs 100 millions.