[Vidéo] Pèlerin hospitalisé : il aurait consommé une boisson «jaunâtre»

Par Kendy Antoine O commentaire
Chitranand

Chitranand, 24 ans et habitant Rivière-du-Rempart, affirme avoir été empoisonné par un jus « jaunâtre », le lundi 12 février. Il a passé une nuit en observation avant de rentrer chez lui mardi. Un échantillon a été envoyé au Forensic Science Laboratory aux fins d’analyse. Le Central CID a été alerté.

« Pa fasil. Monn santi mo la gorz anflame », lâche Chitranand qui allègue avoir été empoisonné. Avec ses proches lundi, ils se sont rendus au Ganga Talao comme tous les ans. « Il y avait ma sœur, ma mère mon beau-frère et ma nièce de 12 ans. Je conduisais. Vers 11 heures, nous nous sommes mis en route pour Grand-Bassin. » Et d’ajouter : « C’est à Bois-Chéri qu’on nous a remis des bouteilles de jus. Le contenu était de couleur jaune. Je ne me rappelle pas trop la personne qui me les a offertes. »

À Poste-Lafayette, la famille s’en donne à cœur joie. La nourriture est distribuée ainsi que les jus. « Ma nièce de 12 ans a bu quelques gorgées. Je mangeais et buvais le jus en même temps. Mo ti pe santi enn ti loder rans. Mo ti tande dan radio pe dir ena bann zi ampwazone. Me monn panse inn fini gayn tou bann boutey-la. » Il a terminé son plat et la bouteille. Trois quart d’heures plus tard, les effets auraient commencé à se faire ressentir. « Mo niess inn vomi. Nou finn donn li soda ek delo. Nou ti pe doute sa zi-la mem sa. »

« Vers 20 h 30, je m’apprêtais à aller travailler quand j’ai été pris d’un malaise. Je ressentais une douleur à l’estomac. J’ai alerté mon oncle. À l’hôpital du Nord, j’ai dit au médecin ce que j’avais consommé et il m’a fait comprendre que j’avais été empoissonné. Les autres membres de la famille s’en sont sortis sans trop de problèmes. J’ai été admis à l’hôpital et, mardi, j’ai signé contre l’avis du médecin pour rentrer chez moi. » La police a été alertée et a enregistré sa version des faits. Une bouteille a été remise aux officiers du FSL pour identifier le contenu.

En parallèle, des enquêteurs du CCID ont refait le trajet vers le lac sacré en vue de recueillir les moindres indices pouvant leur permettre de mettre la main sur le « distributeur » de ce breuvage. Les deux véhicules repérés dans les environs au moment de cette distribution sont toujours recherchés.