Nouveau projet: Kinouété ouvre une porte à d’ex-résidentes du RYC

Par Mélanie Valère Cicéron O commentaire
Elles ont 18 ans et ne savent pas où se rendre après leur sortie du Rehabilitation Youth Centre. Certaines ont été rejetées par les membres de leur famille, d’autres ne peuvent pas intégrer la cellule familiale après des années de séparation. Kinouété leur ouvre une porte… Ne pas se retrouver à la rue. Voilà ce que souhaitent, en premier lieu, ces jeunes filles, de jeunes adultes, qui après des années au Rehabilitation Youth Centre (RYC) retrouvent la liberté. Certaines y étaient pour de petites offenses, alors que d’autres parce qu’elles étaient qualifiées de « Child beyond Control ». L’une d’elles, que nous avons rencontrée il y a quelques semaines, soutient que « c’est parce que ma famille était pauvre que ma mère a voulu que je vienne ici. » Chacune d’elles a un vécu, une histoire et aussi des rêves. Cependant, même si à 18 ans, elles deviennent adultes, elles ont besoin d’être encadrées car la réinsertion sociale n’est pas une chose facile quand on a passé de longues années dans un lieu de détention ou de réhabilitation. Dès la semaine prochaine, deux de ces jeunes femmes, auront une nouvelle destinée. Elles seront accueillies dans le centre résidentiel de Palma, une initiative de Kinouété qui jusqu’ici s’occupait uniquement des ex-détenus. Pamela Aglae nous explique ce qui a amené Kinouété à élargir son champ d’action : « Lors de nos visites dans les prisons, nous nous sommes rendu compte que la plupart des femmes qui y sont incarcérées ont déjà fait un séjour au RYC. Ainsi, nous avons décidé de travailler sur une méthode de prévention pour aider ces jeunes filles qui quittent les centres à la majorité, à réintégrer la société et ainsi éviter les fléaux de la vie qui pourraient les conduire en prison. » Elle ajoute qu’une jeune fille avait été accueillie en janvier et que cela les a encouragés à ouvrir leurs portes à d’autres. Cette initiative est vivement soutenue par les dirigeants du RYC qui travaillent en étroite collaboration avec les responsables de Kinouété. « Le travail commence au RYC. Nous les rencontrons et les préparons à la sortie puis travaillons sur un plan de réinsertion avec elles », précise Pamela Aglae. Les bénéficiaires de ce programme de réinsertion sociale proposé par Kinouete, auront droit à un accompagnement d’une durée de six à 12 mois. Avant qu’elles ne soient admises dans ce centre, une évaluation sera effectuée afin de mieux cerner leurs besoins pour mieux leur venir en aide. L’association les aidera à se réconcilier avec leur passé, à rehausser leur estime de soi et à établir un projet de vie. Elles seront aussi assistées dans le cadre de leurs démarches, notamment pour trouver un emploi, se stabiliser et pour se diriger vers une réintégration familiale et développer une certaine autonomie. C’est parti pour une nouvelle vie !