Neha Rambrichh : «Je veux être la marraine des mômes»

Par Rajmeela Seetamonee O commentaire
Neha Rambrichh

Neha Rambrichh a lancé son entreprise « Fer bon zanfan » en août dernier. Elle propose, entre autres, l’impression et broderie sur des barboteuses, des t-shirts et des débardeurs pour enfants. Elle est aussi à la tête d’une boîte engagée dans l’événementiel.

Neha Rambrichh a 27 ans. Elle n’aurait jamais imaginé devenir entrepreneure un jour. Elle n’a fait que suivre son instinct. Elle commence à récolter les doux fruits de sa persévérance. « Je ne gagne pas des millions, du moins pas encore. Mais je suis satisfaite de ce que mon entreprise m’a rapporté en cinq mois. D’ailleurs, ne dit-on pas que petit à petit, l’oiseau fait son nid», dit-elle.

Elle se souvient de sa scolarité. « J’étais une élève moyenne contrairement à mon petit frère. Il est un élève brillant et fréquente une star schoool. J’étais paresseuse mais pas bête. J’ai donc terminé ma scolarité tranquillement », confie cette ancienne étudiante au Mohun Parsad Sharma Jugdambi SSS. Ensuite, elle opte pour des études en Economics & Law à l’Université de Maurice. Au lieu de trois ans, elle complète sa licence en quatre ans. Neha Rambrichh ne se bouscule pas pour autant. Dans le but de décrocher un emploi, elle envoie son Curriculum Vitae à plusieurs entreprises. Elle ne reçoit aucune réponse. « Je suis restée à la maison pendant un an et demi. Mes parents ne m’ont pas mis la pression. J’en ai profité pour regarder des films et faire autre chose », dit Neha. Quelque temps après, le ras-le-bol se fait sentir.

Stage de journalisme

La jeune femme décroche un stage de trois mois dans un journal. « J’ai complété le stage et je ne suis pas restée dans la presse. Le métier me plaisait mais il me manquait quelque chose », relate notre interlocutrice. Ensuite, elle est embauchée par une entreprise spécialisée dans l’import-export. Elle y reste pendant deux ans avant de bouger dans une boîte de marketing. « À 25 ans, j’ai commencé à comprendre ma vie et ce que je voulais vraiment », dit l’aînée de la famille. Elle en parle longuement à sa maman et décide de se mettre à son propre compte. Elle commence avec Rs 7 000.

D’abord, elle lance « Fer bon zanfan ». L’entreprise propose, entre autres, l’impression, le design et la broderie sur des barboteuses, des t-shirts et des débardeurs pour enfant. Des t-shirts pour adultes peuvent également être personnalisés.

« J’aime porter les vêtements personnalisés. Mais je n’en trouvais pas à mon goût. Je me suis dit qu’il y devait avoir d’autres personnes comme moi. C’était donc un créneau que j’ai voulu exploiter », dit-elle. Neha lance ainsi sa page 86 Apparels dont la collection « Fer bon zanfan » sur Facebook et expose ses produits. Les intéressés choisissent leur produit et le design. Yashley Meetoo, le graphiste de « Fer bon zanfan » s’occupe de l’impression ensuite. « Les clients peuvent également venir avec leur design et nous allons répondre à leurs exigences dans la mesure du possible », fait-elle ressortir. Neha va par la suite effectuer la livraison. C’est son moment préféré car elle a l’occasion de voyager à travers l’île, faire des rencontres et mieux comprendre ses clients. « J’ai découvert plusieurs endroits durant tout le mois de décembre. Cela m’a plu. Je suis satisfaite de l’intérêt que portent les Mauriciens à mes produits. Je veux plus que jamais être la marraine des mômes. À chaque fois qu’un enfant porte mon produit personnalisé, il va penser à moi », confie Neha Rambrichh.  Entre-temps, elle lance My Communications 86, une boîte engagée dans l’événementiel.

Elle avoue qu’être entrepreneur n’est pas un métier facile à Maurice. « J’apprends tous les jours. Certains clients n’étaient pas satisfaits et j’ai essayé de trouver des alternatives pour répondre à leurs besoins. Tout n’est pas rose », dit-elle. Outre ses entreprises, Neha se consacre à la photographie et la cuisine.