Ne marchant plus, Fazila Bibi cherche une aide sociale

Par Raj Bissessur O commentaire
Fazila Bibi

Fazila Bibi, 65 ans, habitant  Rose-Hill, souffre de ses pieds depuis 2004. Auparavant, elle jouissait d’une bonne santé.

Depuis deux ans, Fazila Bibi ne marche plus. Elle est contrainte à se déplacer en fauteuil roulant. Comme elle et son mari sont pensionnés et que l’argent qu’ils touchent ne suffit pas pour couvrir toutes les dépenses, surtout médicales, Fazila Bibi cherche à obtenir une aide sociale. Bien qu’elle ait été examinée en pas moins de cinq occasions depuis 2016, cette aide lui sera refusée. Le dernier revers date du 25 août dernier, qui confirmait le rejet de l’appel de Fazila Bibi fait le 12 avril 2017.

« (...) You do not require constant personal attendance as required by the National Pensions Act, 1976. Your appeal has therefore been set aside. » C’est ce qu’on peut lire dans le document signé de Mme D. Govinden, secrétaire du Medical Tribunal.

« Ma femme ne peut marcher. Elle souffre aussi du diabète, de l’hypertension et d’un problème rénal. Elle dépend d’une autre personne. C’est injuste de dire qu’elle n’a pas besoin d’assistance », affirme son mari. Lui-même souffre de varices.

Dans un autre rapport, celui-là du Dr Conrad Van Der Merwe, de City Clinic, en 2009, la condition de Bibi Fazila est décrite ainsi : « Diffuse soft tissue swelling noted. Lytic lesion present at the os navicularis with debris as well as mid tarso-metatarsal bony destruction, indicative of Charcot joints. »

« Avant, je pouvais travailler et subvenir aux dépenses médicales. Maintenant, ce n’est plus le cas. C’est la raison pour laquelle cette aide sociale serait bienvenue », soutient-elle.

Est-ce que l’appel de Fazila Bibi et de son époux sera entendu par les autorités. Selon le commissaire adjoint à la Sécurité sociale, Thakoorparsad Bhoyroo, les médecins de l’hôpital peuvent recommander un patient pour que son cas soit examiné par le tribunal médical. Mais le dernier mot revient aux membres de ce tribunal (ou board). Si ces derniers estiment que cette personne n’a pas une incapacité de 60 % ou plus, elle n’aura pas droit à une assistance sociale.