Meurtre d’Aboo Sahma Toofany en 2010 : les deux versions de la femme du sergent Seegoolam sous la loupe

Par Kursley Thanay O commentaire
sergent Seegoolam

L’inspecteur de police Panday Dewoo a été appelé à la barre des témoins le mardi 14 novembre. C’était lors du procès intenté au sergent Rajcoomar Seegoolam et son épouse Sangeeta aux Assises. Les dépositions de la prévenue ont été présentées aux jurés.

Sangeeta Seegoolam avait modifié sa version initiale à la police sur le meurtre d’Aboo Sahma Toofany, le 19 janvier 2010. C’est qui ressort de la lecture de ses dépositions par l’inspecteur Panday Dewoo ce mardi, en cour d’assises.

Sangeeta Seegoolam, née Fakoo (52 ans) est poursuivie, aux côtés de son époux, le sergent Rajcoomar Seegoolam (63 ans). Le couple plaide non coupable sous une accusation de meurtre sans préméditation (manslaughter). Ils sont accusés d’avoir tué Aboo Sahma Toofany le 16 janvier 2010. Ils font face à un procès avec jury. Le couple Seegoolam est défendu par Me Gavin Glover, Senior Counsel. La poursuite est représentée par Mes Akhil Ramdahen et Shakeel Bhoyroo.

Dans une première version datée de janvier 2010, elle raconte être mariée depuis 18 ans et avoir deux enfants. « La victime, dit-elle, fréquentait ma maison et venait souvent rendre visite à mon mari. » 

Au fil du temps, Sangeeta Seegoolam a commencé à entretenir une relation extraconjugale avec la victime. Aboo Sahma Toofany venait la voir après le départ de son mari au travail. Un jour, l’époux est tombé sur des messages attestant l’infidélité de sa femme. Sangeeta dit avoir décidé de mettre un terme à la relation. Toutefois, l’amant ne voulait pas rompre et la frappait quand elle refusait ses avances.

Selon les dépositions de la femme, son époux lui a dit qu’il allait la « soutenir et s’occuper de l’affaire ».

Le jour fatidique, Sangeeta Seegoolam soutient que l’amant est entré par effraction dans la maison. Son époux, rentré plus tôt, a frappé la victime avec un gourdin. L’amant s’est saisi d’un couteau, la femme le lui a arraché des mains. Dans la lutte, elle a infligé des blessures au cou de la victime.

Contre-Interrogé par Me Gavin Glover, l’inspecteur Panday Dewoo a concédé que Sangeeta Seegoolam a modifié sa version pour dire que, le jour fatidique, son époux était absent de la maison. Son amant est entré par effraction, l’a frappée et l’a contrainte à des relations sexuelles. Son mari est alors rentré et s’est interposé.

Le procès se poursuivra ce mercredi 15 novembre