MCB Focus : l’investissement public stimulera la croissance au-delà de 4%

Par Kamlesh Bhuckory O commentaire
Port-Louis

Pour J. Gilbert Gnany, Chief Strategy Officer au sein de MCB Group Ltd, le moment est opportun pour donner une impulsion significative afin de transformer l’infrastructure nationale et concrétiser nos aspirations. N’empêche que le pays ne pourrait se construire de meilleures infrastructures qu’à travers des actions décisives, ambitieuses et collectives.

Dans le dernier MCB Focus du groupe ayant pour titre Strengthening our competitiveness by modernising our infrastructure set-up amidst fiscal discipline, l’auteur affirme qu’une collaboration dynamique entre les partenaires des secteurs public et privé sera essentielle pour revitaliser le potentiel du pays et ouvrir la voie vers le succès. En prélude à ces commentaires, J. Gilbert Gnany fait ressortir que les opportunités pour tirer parti des investissements pour améliorer les infrastructures et changer la donne en faveur d’un progrès socio-économique dans la durée sont vastes. Les défis qui jalonnent ce tracé sont tout aussi difficiles. Ils peuvent être surmontés.

Le Budget 2017-18 – dont la présentation par le Premier ministre et ministre des Finances Pravind Jugnauth est prévue le jeudi 8 juin – est un instrument important dans la transformation des infrastructures. Tout en mettant l’accent sur d’autres stratégies favorables à la croissance, le Budget devrait réaffirmer et élargir son champ d’action pour stimuler l’investissement public et privé dans la durée.

Transformation structurelle

De plus, le discours budgétaire devrait accorder une attention particulière à l’accélération des investissements sur l’infrastructure nationale. Ces infrastructures, souligne J. Gilbert Gnany, servirait de base pour une transformation structurelle durable du pays et dans le processus de modernisation de l’économie.

Au fur et à mesure que les projets publics se concrétiseront, l’économie nationale gagnera en résilience qui la placera sur la voie d’une croissance élevée et poussera notre potentiel d’expansion au-delà du présent niveau de 4 % à 4,2 %. Le prochain cap de croissance – soit de 5 % – sera atteint grâce à davantage de travaux pour étendre l’infrastructure publique dans le pays de même que d’autres mesures structurelles. Le revers de la médaille reste le niveau d’endettement de l’État, qui devrait rester dans les limites acceptables.