Masha’ael Peerbux : pour l’amour du fitness

Par Caroline Duval O commentaire
Masha’ael Peerbux

Coach passionnée et passionnante, Masha’ael Peerbux a le fitness qui coule dans les veines. Elue Miss Bikini Independence 2017 en avril, elle n’est pas seulement une belle brune à la plastique parfaite, elle incarne aussi l’intelligence et la sagesse du haut de ses 25 ans. À quelques mois de l’ouverture de sa gym, nous sommes partis à sa rencontre.

Savoir allier féminité et muscles. Ce n’est pas une mince affaire lorsqu’on est une femme. Et pourtant, Masha’ael incarne l’image de la femme musclée et féminine à la fois. Son acharnement et sa détermination, la jeune femme de 25 ans les doit à ses parents, tout deux amoureux de fitness. « Ma mère, Anne-Paule Peerbux, avait elle-même remportée le prix de ‘Miss Figure’ en 2015 », raconte-t-elle. Et pourtant, Masha’ael, alias Masha pour les intimes, a connu des hauts et des bas. « Comme toute femme, je n’ai jamais été toujours fine et musclée. Adolescente, je souffrais beaucoup des moqueries de mes camarades de classe à cause de mon poids », confie Masha’ael. Elle arrive à en parler avec du recul aujourd’hui.

« J’avais des parents qui adoraient  le fitness, mon père faisait du vélo et se levait chaque matin pour aller courir. De mon côté, je mangeais beaucoup et le sport ne m’intéressait pas », confie-t-elle. C’est pendant ses années au Lycée que l’adolescente se réveille.

« Toutes mes amies avaient des corps athlétiques et je commençais à souffrir de mal de genoux et de dos. Mon corps m’appelait à l’aide »,
raconte-t-elle.

Face à cette étape importante de sa vie, la jeune femme suit sa mère et se lance dans le fitness. Chose qui n’a pas duré lorsqu’elle s’envole un an après pour ses études supérieures en Management en Angleterre. « Après mes trois ans d’études, je suis rentrée découragée à Maurice. J’avais forcement repris du poids. C’est ma maman qui m’a reboostée et encouragée à reprendre le sport. »

Un peu plus tard, elle s’envole pour Dubaï, où elle travaille pendant deux ans. « On a tous des hauts et des bas, des baisses de motivation. À mon retour à Maurice, il fallait que je donne un équilibre à ma vie », raconte Masha’ael. Convaincue et déterminée, elle se lance corps et âme dans le fitness et dans le culturisme.

Comme toute femme, je n’ai jamais été toujours fine et musclée. Adolescente, je souffrais beaucoup des moqueries de mes camarades de classe à cause de mon poids. »

Depuis le début de l’année, sa transformation a été fulgurante. Toute en muscle mais aussi toute en beauté, elle veut montrer que malgré les muscles, les biceps et les triceps, une femme peut être féminine et coquette.

« Être une femme musclée n’est pas toujours bien vu à Maurice. Certains garçons trouvent cela ‘too-much’ ou n’arrivent pas à accepter qu’une femme ait plus de muscles qu’eux. Moi, j’ai su en faire ma force. Le plus important c’est que cela me plaît », lance-t-elle.

C’est cette même motivation qui a poussé Mashae’el à participer, cette année, à son premier concours de culturisme. Un travail de longue haleine, qui lui a permise de décrocher le titre de Miss Bikini Independence. « C’était pour moi une victoire personnelle, une revanche sur la vie. Une façon aussi de me prouver que je pouvais être disciplinée. » Ses courbes et ses muscles, Masha les assume. Elle a repris en parallèle ses études et entame une maîtrise en International Management à l’Institut Charles Telfair. Carrière prédestinée ou presque, car Masha’ael a de plus grandes aspirations. Aujourd’hui, elle se veut un exemple pour ceux et celles qui, comme elles, souffrent d’être en surpoids. C’est aussi une des raisons qui a poussé la jeune coach à ouvrir sa propre salle de gym.

L’ouverture est imminente d’ici fin 2017 ou début 2018. On entend souvent parler d’elle, dans les couloirs du monde du fitness, de cet engouement qu’elle génère. Telle une évidence, ses projets s’emboîtent. « Je voulais vraiment avoir ma propre gym et j’ai pu réaliser mon
rêve. » Sa gym, confie-t-elle, se spécialisera dans le cross-fit : une grande première à Maurice. « Je compte aussi proposer un coach personnalisé avec des classes de 12 personnes seulement. »

Lorsqu’on demande à Masha ce qui lui plaît le plus dans son métier, c’est naturellement qu’elle lance que c’est la chance qu’elle a d’exercer un métier passionnant. Outre le sport, elle assouvit aussi régulièrement ses autres passions pour l’art, la peinture ou encore l’écriture. « Comme le sport, ces passions m’aident à m’exprimer. »

Des projets, elle en a à revendre, notamment celui de s’inscrire à d’autres concours de culturisme au niveau international.