Manisha Jhuboo-Hemraz : la spécialiste des achards

Par Zaina Ollite O commentaire
Manisha Jhuboo-Hemraz et les achards qu’elle a préparés.

Un métier juteux. C’est ce qu’elle a choisi de faire. Passionnément ! Les achards n’ont aucun secret pour Manisha Jhuboo-Hemraz. Et cela porte des fruits…

Ce n’est qu’après avoir suivi des cours en pickle-making, en janvier 2017, que Manisha Jhuboo-Hemraz a saisi l’opportunité de la période de récolte des mangues pour en faire des achards. La famille et des proches l’ont encouragée à monter sa propre affaire. Agée de 29 ans, elle choisit d’aller dans cette voie tout prenant des commandes qu’elle livre aussi.

Peu de temps après, elle décide de diversifier son marché. En juin, elle entame une formation dans la préparation de « banana chips, des chips manioc, des chips bâtâtes ». Elle se perfectionne dans ce domaine et entreprend des commandes pour des particuliers. Toutefois, elle remarque que ce créneau n’est pas aussi fructueux que la vente des achards. « Je dois acheter mes produits et, de ce fait, les profits obtenus ne sont pas suffisants pour investir davantage», indique-t-elle. Elle décide donc de se concentrer davantage dans le pickle-making. « La préparation des achards demande moins de coûts que les ‘banana chips’ », indique-t-elle.

L’exportation en ligne de mire

Cette habitante de St-Julien d’Hotman prépare aussi des pâtes de piment et des achards de ‘frisitere’, bringelle, suran, papaye, carotte, citron, etc. La préparation nécessite beaucoup de temps en raison de plusieurs étapes. Tout d’abord, il y a le traitement des fruits qui sont nettoyés et découpés en morceaux et séchés au soleil. Puis, il faut ajouter différents épices. L’étape la plus importante, c’est la stérilisation des pots pour la conserve des achards.

Bientôt l’ail et le gingembre

Toutefois, monter son business n’est pas sans défi. Un des principaux challenges est le financement. « Avec l’aide de mon mari, j’ai pu accéder au financement des produits », confie Manisha Jhuboo-Hemraz, « Mais lors des livraisons, certains paiements ne sont pas faits sur place et cela pose problème », s’insurge-t-elle. Les livraisons sont faites dans divers supermarchés à travers l’île et chez des particuliers. De ce fait, le coût des procédures est très élevé.

Manisha Jhuboo-Hemraz ne compte cependant pas s’arrêter en si bon chemin.  « Je compte me lancer dans la préparation des pâtes d’ail et de gingembre et dans l’exportation de mes produits. »