Manifestation contre la passation des pouvoirs - Navin Ramgoolam : «Xavier-Luc Duval a souhaité que je sois présent»

By Fabrice Jaulim O commentaire
Navin Ramgoolam

Navin Ramgoolam sera bien présent à la manifestation contre la passation des pouvoirs, ce vendredi, à la Place d’Armes. Un malentendu : voilà comment l’ancien Premier ministre a qualifié la déclaration de Xavier-Luc Duval à la radio.

Le leader de l’opposition avait affirmé qu’il ne voyait pas Navin Ramgoolam « on board » sur le front de l’opposition pour le moment. « Il faut qu’il y ait consensus. Pour le moment, il n’y a pas ce désir », avait déclaré le leader du PMSD sur les ondes de Radio Plus mardi.

La permission pour la manifestation a été accordée selon Navin Ramgoolam. Mercredi, au Square Guy Rozemont, les partisans rouges déballaient et embarquaient des banderoles portant des messages précis. Et après la réunion du bureau politique du PTr, Navin Ramgoolam s’est adressé à la presse. Il a fait comprendre qu’il allait prendre part à la manifestation de vendredi à la Place d’Armes.

Pour lui, la déclaration de Xavier-Luc Duval n’est qu’un malentendu. « Mo finn koz ek Xavier e li pa vre ki li pa le mo vinn dan la mars ». Et d’ajouter : « Xavier-Luc Duval a souhaité à ce que je sois présent. »

Concernant la nomination de Pravind Jugnauth, l’ancien Premier ministre parle de « trahison ». Il affirme que le peuple avait voté pour l’Alliance Lepep, car SAJ s’était présenté comme Premier ministre.

« Lerla apre dezan li pouss so piti par limpos. » C’est pour cette raison, dit-il, que la population doit se joindre à la manifestation. « Tou premye minis finn swazir par lepep me SAJ pe konfonn parti et intere famiyal. »

Xavier-Luc Duval invite, quant à lui, la population à venir manifester ce vendredi. Dans une correspondance officielle émise par le bureau du leader de l’opposition, il est clairement expliqué que le rassemblement vise à contester la passation des pouvoirs entre SAJ et Pravind Jugnauth. Il est aussi dit que « vu que le gouvernement ne souhaite pas organiser d’élections partielles ou générales, cette manifestation est pour vous le seul moyen d’exprimer votre désaccord au deal papa-piti. »

Aucun problème

Du côté du MMM, Ajay Gunness, le secrétaire général, laisse entendre que le parti n’a « aucun problème à ce que Navin Ramgoolam soit présent ». Il fait comprendre que la manifestation est publique, mais qu’elle est organisée et dirigée par le groupe de parlementaires de l’opposition. « Navin Ramgoolam pourra venir s’il le souhaite. Il pourra se mettre là où il le veut, car la priorité, c’est de contester la passation des pouvoirs ».

Il se pourrait que Roshi Bhadain soit de la partie vendredi. Il aurait demandé à ses proches collaborateurs de venir à la manifestation et il prévoit même de s’y rendre.

BP du PTr : « SAJ confond la famille et le gouvernement »

Navin Ramgoolam n’a pas manqué de fustiger la famille Jugnauth. Il affirme que SAJ a montré un autre visage, utilisant la répression et les menaces. « Il affirme que SAJ fait passer les intérêts de sa famille avant la nation. « Le MSM est un parti qui est contrôlé par les Jugnauth. SAJ a imposé son fils comme leader et il confond la famille et le gouvernement. « Li fer saki li anvi ek gouvernman », dit Navin Ramgoolam.  Navin Ramgoolam affirme qu’il ne peut être mis dans la catégorie des dynasties.

« Kan sir Seewoosagur Ramgoolam ti ale li ti donn lidership sir Satcam Boolell. Kan mo papa ti la, mo pa ti lider PTr ni premye minis. » Pour l’ancien PM, l’article 59 de la Constitution est bien clair. Selon lui, le ministre ‘mentor’ n’y figure pas, il faut passer par le parlement. Il évoque aussi « un vice de procédure » dans la mesure où le Premier ministre aurait dû consulter la Présidente avant de nommer les ministres.

Pour revenir au cas Badhain, Navin Ramgoolam affirme que ce qu’a dit l’ancien ministre est grave. « Li dir ena enn mafia ki pe operer. Li mem akiz enn tresorye gran manitou dan PMO. Li dir ousi ki se Vishnu Lutchmeenaraidoo ki finn craz BAI. Mo dimann li vinn devwale. »  Pour finir, le leader des Rouges demande à Pravind Jugnauth de « donn eleksion les dimoun deside ».