Love Coach : sexe et complexes

Par Fateema Capery O commentaire
Sexe et complexes

Les complexes peuvent affecter la vie sexuelle. Ceux qui croient avoir des défauts sont souvent mal dans leur peau et vivent difficilement leur sexualité.

La vie sexuelle est faite de hauts et de bas. Hommes et femmes sont concernés et, dans de nombreux cas, ce sont les complexes qui plombent l’amour. Il y a les complexes de son corps qui peuvent créer des blocages sur le plan sexuel. « Quand on est mal dans sa peau, qu’on se voit trop gros ou trop maigre, on peine à s’ouvrir aux autres, surtout à permettre qu’une autre personne ne nous voit nu », explique le psychologue Sadasiven Coopoosamy. De ce fait, certaines personnes préfèrent faire l’amour dans le noir ou n’aiment pas être caressées.

Ce problème en particulier concerne surtout les femmes, car leurs blocages sont souvent liés au physique. « Elles se voient trop grosses, trop maigres, avec trop de la cellulite ou trop de défauts pour pouvoir vivre pleinement leur sexualité et profiter des bienfaits d’une sexualité épanouie », estime-t-il.

Chez les hommes, il y a l’angoisse de la performance qui freine le désir. « On ne se sent pas à la hauteur. C’est un complexe qui touche plus particulièrement les hommes, parce qu’ils se concentrent plus sur la performance et moins sur la qualité de la relation », souligne Sadasiven Coopoosamy, tout en indiquant que la taille du pénis est une autre source de complexe chez les hommes. Ce complexe a toujours existé, mais il en convient, selon le psychologue, de faire l’éducation sexuelle chez les jeunes pour qu’ils sachent que la taille ne compte pas.

« Faire l’amour a de nombreux bienfaits, mais certaines personnes sont tellement angoissées qu’une relation sexuelle peut vite devenir stressante », dit-il en ajoutant que la solution se cache dans la qualité de la relation avec son partenaire. « Il faut pouvoir parler de ce qui nous bloque et trouver un terrain d’entente pour mieux jouir de l’instant présent au lieu de se faire du souci sur ce que l’autre va penser. Ensuite, il faut travailler sur la confiance en soi », conclut-il.