Litige industriel : une compagnie de sécurité se moque des directives du travail

Par Najette Toorab O commentaire
Un extrait de la plainte de Hemraj.

Hemraj, ex-Operation Manager, dans une compagnie de sécurité, qui a son siège dans les Plaines-Wilhems, frappe à la porte d’Xplik ou K. Il attend un jugement de la cour concernant une plainte qu’il a déposée au ministère du Travail, il y a trois ans. 

« J’ai travaillé au sein de cette compagnie pendant pratiquement quatre ans. En décembre 2011, elle m’a suspendu de mes fonctions. Par la suite, un comité disciplinaire a été institué et a décidé de me renvoyer, sans aucun préavis et aucun motif valable », affirme l’ex-Operation Manager.

C’est alors qu’Hemraj a déposé une plainte auprès du Bureau du Travail de sa localité et le dossier a été confié à la cour industrielle, afin qu’une décision soit prise. La dernière fois que l’affaire a été entendue remonte à septembre 2014. La cour avait alors mentionné une somme de Rs 208 720 que la compagnie devrait payer à titre de dommages à l’employé. Sauf que jusqu’à présent, Hemraj attend toujours le paiement.

« Cette situation est inacceptable ! Ce n’est pas parce que la directrice de la compagnie en question est l’épouse d’un politicien qu’elle a le droit de faire ce que bon lui semble », proteste l’ancien employé.

Jugement pas encore rédigé

Hemraj s’est rendu à plusieurs fois dans les locaux du ministère du Travail pour voir où en est son dossier. La seule information qu’il a pu avoir, c’est que la personne qui  s’en chargeait a eu une promotion et qu’elle devait écrire son jugement avant de partir, mais elle ne l’a fait. Du coup, ex-Operation Managerj poireaute depuis trois ans.

La rédaction d’Xplik ou K a essayé de prendre contact avec plusieurs personnes au ministère du Travail concernant ce dossier, mais celles-ci restent injoignables.

Et Hemraj d’ajouter : « On m’a mis à la porte injustement parce que j’ai dénoncé la direction de la compagnie au Bureau du Travail pour déduction de salaire sans motif valable. Cela m’a causé de graves préjudices et a bouleversé ma vie de famille. J’espère que la justice triomphera ! »