L’ex-Attorney General : «Ce n’est qu’un au revoir»

Par Patrick Hilbert O commentaire
Ravi Yerrigadoo

«Mes hommes de loi ont étudié tous les éléments du dossier. Ils sont unanimes sur le fait que le doute n’est pas permis. Les allégations contre moi sont fausses et farfelues. » C’est ce qu’a déclaré Ravi Yerrigadoo mercredi en début de soirée au bureau de l’Attorney General, à Port-Louis, juste après avoir démissionné de son poste.

Pour Ravi Yerrigadoo, ce n’est « pas un adieu, mais un au revoir ». Le but de sa démission, dit-il, est de permettre aux institutions de mener leur enquête en toute indépendance et d’empêcher qu’il y ait des perceptions d’ingérence.

Maintenant qu’il est « libre d’attaches », il se concentrera sur la préparation de sa défense qu’il présentera « devant les forums appropriés ». Ravi Yerrigadoo précise que « c’est un grand jour pour notre République, car la décision de démissionner fait honneur à la République ». 

L’ex-Attorney General ne veut cependant pas entrer dans le fond de l’affaire. Pressé par les journalistes pour répondre à des questions au sujet des allégations qui pèsent sur lui, l’avocat a rétorqué ne pas vouloir entrer dans les détails. Mais il a dit qu’il a le soutien de son Premier ministre.

« Il ne faut pas qu’il y ait des fausses perceptions. C’est pour cela que cette décision a été prise. Si j’occupais un autre poste ministériel, peut-être que cette décision n’aurait pas été la même », a martelé Ravi Yerrigadoo. Il est cependant confiant de reprendre son poste une fois qu’il sera lavé de tout soupçon. Cela se fera, selon lui, « avant la fin de mandat de l’Alliance Lepep ».

« Je n’ai rien à cacher. Ce n’est pas un adieu. Ce n’est qu’un au revoir. » Pourquoi avoir affirmé mercredi sur Radio Plus qu’il n’allait pas démissionner pour finalement décider du contraire le lendemain ? À cela, il a répondu : « Mon Premier ministre m’a parlé et m’a expliqué sa position, que je partage. Quand il m’a demandé de démissionner, je l’ai fait. »