L’Atelier Mo’zar : il était une fois Cuba

Par Caroline Duval O commentaire
L'Atelier Mo'zar

Ils ont réalisé leur rêve... Les membres de l'Atelier Mo'zar sont revenus de leur belle aventure au Jazz Plaza International Festival à la Havane, Cuba, des étoiles plein les yeux. C'est sur une note d'espoir qu'ils nous livrent leurs expériences et nous parlent de leurs projets.

Le sega jazz : un rythme bien de chez nous qui a résonné dans les rues de Cuba il y a trois semaines. En effet, ils sont 23 élèves de l'Atelier Mo'zar, âgés entre 10 et 20 ans, à s'être envolés pour La Havane afin de participer au Jazz Plaza International Festival le mois dernier.

Leur objectif initial : réaliser le rêve de José Thérèse, fondateur de l'Atelier Mo'zar. En juillet 2017, ils envoient leur candidature et c'est alors le début d'un long parcours. Échanges de e-mails et vidéo-conférences ont suivi. Ils reçoivent une réponse positive à la mi-août et apprennent par la même occasion que les frais ne sont pas à la charge des organisateurs. « Nous nous sommes démenés pour trouver des sponsors », explique Valérie Lemaire, la directrice de l'Atelier Mo'zar. Un élan national se met alors en place pour cette association qui regorge de talents. Ouf de soulagement, les billets d'avion sont financés par Air Mauritius et Réné Leclezio.

29 élèves ont fait le déplacement à la Havane. « À notre arrivée là-bas, nous avons donné un premier concert en plein air et la réaction des gens était spectaculaire. Les gens s'arrêtaient pour danser, nous demandaient d'où on venait, car la majorité ne connaissait pas Maurice. Les Cubains dansent quand ils sont heureux et nous les avons fait danser au rythme du sega jazz. » Le festival leur a également permis de participer à des master class et rencontrer de grands artistes. « À Cuba, il y a de la musique dans chaque coin de rue et ils ont beaucoup 'jammé'. Les gens étaient impressionnés de voir un petit de 10 ans jouer de la basse. » Le dernier concert était l'apothéose pour l'Atelier Mo'zar avec un rappel du public à la fin de la représentation.

Cette expérience leur a ouvert des portes et a également renforcé leur confiance en eux. Leur aventure fera l'objet d'un documentaire de Gopalen Chellapermal. Il sera projeté d'ici deux mois. Il y a aussi d'autres projets, notamment un stage en Italie qui se déroulera en juillet auquel 10 enfants de l'école de musique participeront. Éventuellement, ce stage, organisé par l'université américaine de Berklee, pourrait permettre à certains jeunes d'obtenir une bourse et de suivre les pas du musicien Philippe Thomas.