À l’aéroport SSR : le relogement des soldats de la SMF contesté

By Rizwaan Khodabux O commentaire
Chinese Complex

Des officiers de la Special Mobile Force (SMF) affectés à l’aéroport de Plaisance contestent leur relogement au Chinese Complex, déplorant les conditions « d’insalubrité extrême et inhumaines » qui y prévalent.

À partir de ce lundi 9 janvier, quelques 150 officiers de la SMF basés à l’aéroport de Plaisance quitteront le Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport SMF Complex pour le Chinese Complex. Un relogement qui s’inscrit dans le cadre des travaux d’agrandissement que les autorités aéroportuaires entreprendront incessam­ment. 

Toutefois, dans un courrier adressé à la rédaction de Le Dimanche/L’Hebdo, les signataires, qui se présentent comme des officiers de cette unité, déplorent l’état d’« insalubrité » dans lequel se trouve le Chinese Complex. « Ce bâtiment avait été érigé pour abriter des travailleurs chinois lorsque le nouveau terminal était en construction. Depuis leur départ, le bâtiment a été laissé à l’abandon et se trouve dans un état pitoyable. Ce serait inhumain de la part des autorités de nous reloger à cet endroit », peut-on lire dans la lettre.

Les dénonciateurs indiquent qu’ils ne sont pas contre le relogement. « Nous sommes des soldats de la SMF. Nous ne cherchons pas des hôtels 5-étoiles, mais il devrait y avoir le minimum, surtout que nous restons durant 24 heures à l’aéroport. Et lors des cyclones ou tout autre situation d’urgence, il y a au moins 150 officiers en stand-by au même moment », ajoute-il. Ces officiers de la SMF souhaitent ainsi que des travaux appropriés soient entrepris pour remettre en état le Chinese Complex ou qu’ils soient relogés à un autre endroit.

Contacté par téléphone, l’inspecteur Jaylall Boojhawon, de la Police Federation, indique qu’il est au courant de cette situation. « J’ai moi aussi reçu quelques plaintes à ce sujet. J’estime que comme tout employé, ces officiers doivent pouvoir exercer leurs fonctions dans un environnement sain et hygiénique. Cela ne pourra que nuire à leur santé et à leur moral. De plus, il a été porté à ma connaissance que des officiers sont appelés à faire des travaux, afin de remettre en état le bâtiment. C’est inadmissible », dit-il.

Tondre le gazon

Par ailleurs, selon l’inspecteur Boojhawon, deux équipes de la SMF constituées chacune de 20 officiers avaient été informées qu’ils allaient devoir tondre le gazon sur l’autoroute à partir de l’aéroport et ce jusqu’à Grand-Baie. « J’ai dû intervenir auprès de l’administration de la SMF et ils ont finalement fait marche arrière. Je considère que les officiers de la SMF ne sont pas des laboureurs. Il y a des autorités spécifiques pour ces travaux. Que chacun assume pleinement ses responsabilités », martèle-t-il.