La retraite à 65 ans : qu’en pense le commun des mortels ?

Par Sabine Lourde O commentaire

Repousser l’âge de la retraite à 65 ans. Un sujet qui revient sur le tapis. Ce projet gouvernemental ne fait toutefois pas l’unanimité dans le public. Interviewés dans les rues de la capitale, des retraités et une future pensionnée nous donnent leurs avis sur le sujet.

Poolmut Dookhy, Quatre-Bornes : « J’ai travaillé pendant plus de quatorze ans dans l’industrie sucrière comme ouvrière agricole. En vieillissant, je n’ai plus le  même courage. Nous, les cultivateurs de la terre, nous attendons impatiemment l’âge de la retraite. Nous ne pouvons, de fait, accepter que le gouvernement décide de puiser de ce qui nous est dû pour résoudre ses déficits financiers. »

Noël Doobrage, Résidence La Cure : « Il est inacceptable que le gouvernement continue de faire la pluie et le beau temps. Nous sommes dans un pays démocratique. Les futurs retraités ont, selon moi, leur mot à dire à ce sujet. Ce n’est pas au gouvernement de décider de notre avenir. Les gens doivent exprimer haut et fort leur désaccord. »

Fareed Surfaully, Vallée-Pitot : « La retraite à 60 ans nous facilite la vie. Il y a beaucoup de gens qui sont au chômage et ont du mal à trouver du boulot à cause de leur âge. Cette prestation sociale à 60 ans nous soulage grandement. Ces cinq longues années supplémentaires risquent d’affecter la vie des gens de la classe moyenne et des plus pauvres. »

Josette Pasnin, Baie-du-Tombeau : « Pendant des années, j’ai survécu grâce à une pension d’invalidité. Pour obtenir cette prestation sociale relève d’un parcours du combattant. Il a fallu d’abord qu’un comité médical donne son feu vert. Une attente qui dure souvent plus de trois mois. Je prie pour atteindre mes 60 ans le plus vite possible pour ne plus avoir besoin de passer par ces procédures longues et fastidieuses. »

Laval Marday, Port-Louis : « Repousser  la pension de vieillesse à 65 ans, c’est nous priver d’un droit bien mérité. Certaines personnes risquent d’ailleurs de ne jamais voir la couleur de cet argent alors qu’elles ont contribué pendant des années pour l’obtenir. »