Ivan Collendavelloo : «Aucune tolérance pour ceux qui utilisent leur proximité politique pour se protéger»

By Fabrice Jaulim O commentaire
Ivan Collendavelloo

Le Premier ministre adjoint soutient qu’il y aura des sanctions. Il ajoute qu’il n’est pas prêt de tolérer une personne qui utilise sa proximité avec un parti politique pour se livrer au trafic de drogue.

Ivan Collendavelloo soutient que le gouvernement sera intransigeant envers tous ceux qui utiliseront leurs accointances politiques pour s’adonner au trafic de drogue. Il était face à la presse ce vendredi après-midi 17 mars.

Le leader du Muvman Liberater a toutefois fait ressortir que tout doit se faire dans le respect des procédures judiciaires. « Nous sommes impressionnés par l’audace des trafiquants de drogue, qui sont arrêtés de plus en plus souvent lors de gros coups. Nous n’allons pas tolérer que qui que ce soit utilise sa proximité politique pour se protéger», a-t-il affirmé

Au sujet de la rentrée parlementaire, le Premier ministre adjoint a fait comprendre qu’il souhaite que l’opposition travaille dans l’unité, car c’est important pour la démocratie. « Je note avec regret les paroles de Xavier-Luc Duval envers d’autres partis. » À quelques semaines de la rentrée, il souhaite que les partis de l’opposition arrivent à se mettre d’accord sur certains thèmes. « Nous pourrions ainsi prendre note des dossiers importants. J’espère, cependant, que la PNQ ne sera pas partagée en tranches de 15 minutes. »

Toujours concernant l’opposition, Ivan Collen-davelloo estime que le Mouvement Militant Mauricien s’est brisé par manque de leadership compétent. « Un grand parti est en plusieurs morceaux et c’est dommage que le leader qui a participé à sa création assiste à sa destruction. C’est dommage et c’est volontaire. »

Le Premier ministre adjoint est revenu sur les allégations faites par Reza Uteem et Paul Bérenger. Ils avaient affirmé que la compagnie d’Alvaro Sobrinho, ASA, avait fait une demande pour un banking licence, mais que Pravind Jugnauth aurait changé la loi afin de faciliter les choses pour Alvaro Sobrinho. « Je n’ai pas vu l’origine de ces dires dans la presse. J’ai vérifié si c’était vrai, mais c’est faux. Je ne connaissais pas le MMM comme un parti qui entachait la réputation des autres. »

Ivan Collendavelloo se dit satisfait que les médias ne fassent plus de sujets sur l’affaire Alvaro Sobrinho. « Il n’y a plus de lynchage. » Il affirme que lorsqu’il a rencontré Alvaro Sobrinho, ce dernier n’avait pas l’air d’un voleur. « Les journaux ont écrit sur les Jaguars de mon fils et sur la mienne. Mais je n’ai pas de Jaguar, mon fils non plus », souligne le Premier ministre adjoint. Il explique que c’est à ce moment-là qu’il a réalisé qu’on avait affaire à un montage. « Mon fils roule en Renault Mégane. »

Ivan Collendavello a aussi souligné que, le 4 mars, il y a eu une annonce concernant une rupture entre le ML et le Mouvement Socialiste Militant (MSM), dans un quotidien. « C’est faux et l’avenir nous dira qu’elles en seront les conséquences. Je demande aux amis de la presse de faire attention aux questions, car même les questions peuvent être diffamatoires. »

Le leader du ML estime que les organes de presse doivent projeter une bonne image d’eux-mêmes pour attirer les investisseurs et qu’il ne faut pas donner l’impression qu’il y a un complot pour déstabiliser le gouvernement. « Il est, cependant, hors de question pour nous d’attirer de l’argent sale. » Le Premier ministre adjoint a fait ressortir que la presse donne l’impression qu’elle veut décourager les investissements de certains milliardaires africains. « Nous ne pouvons les traiter de voleurs sans preuves. L’affaire Alvaro Sobrinho me rappelle celle de Bacha où il y a eu un lynchage médiatique. J’avais circulé le jugement Sik Yuen, à l’époque, mais personne ne l’a publié. »