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Grève de la faim : les femmes cleaners ne comptent pas fléchir

Les femmes cleaners des écoles du gouvernement désespéraient du « refus » des autorités de prendre en considération leur détresse.

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Àl’issue d’une première nuit difficile passée au Jardin de la Compagnie, les femmes cleaners grévistes de la faim gardaient espoir d’un dénouement heureux quant à leur situation. Ne touchant que Rs 1 500 comme salaire mensuel, elles espèrent que les négociations entamées antérieurement pour une révision salariale ne restent pas lettre morte.

Jusqu’à présent, elles n’ont reçu que la visite de nombreux sympathisants, des anonymes, mais aussi des membres de partis politiques comme le Mouvement patriotique, le Mouvement militant mauricien, Rezistans ek Alternativ et divers syndicalistes : Radhakrishna Sadien, Eddy Sadien, Salim Mutty et le Dr Rajah Madhewoo, entre autres.

Avec leurs représentants syndicaux de la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP), Jane Ragoo et Reeaz Chuttoo, qui ont aussi entamé une grève de la faim, les femmes cleaners attendent un geste de la part du Premier ministre Pravind Jugnauth. « Nous attendons qu’il démontre qu’il est l’homme au grand cœur qu’il se proclame être », soulignent les grévistes.

Les deux dirigeants de la CTSP n’arrivent pas à comprendre comment le PM, qui affirme que son gouvernement milite pour l’éradication de la pauvreté à Maurice, puisse faire abstraction qu’il y ait des femmes à Maurice qui ne perçoivent que Rs 1 500 comme salaire mensuel.

Les grévistes affirment qu’ils ne fléchiront pas et qu’ils iront jusqu’au bout de la grève de la faim, c’est-à-dire jusqu’à la mort s’il le faut. Les collègues des femmes cleaners grévistes ont aussi tenu une manifestation pacifique devant l’Assemblée nationale pour alerter une nouvelle fois l’opinion publique sur leur situation.

Jusqu’au bout...

Shirley, une grévistes, souffrant d’hypotension artérielle, a eu un malaise, en début de soirée mardi. Elle a été transportée à l’hôpital Dr A. G. Jeetoo où elle a refusé d’être hospitalisée. Elle a rejoint ses camarades au Jardin de la Compagnie.

 

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