Graines de pavots disponibles sur le Net

Par DEFIMEDIA.INFO . O commentaire
Graines de pavots

L’Anti Drug and Smugglings Unit (Adsu) a procédé à l’arrestation d’un ingénieur en possession de semences d’opium aussi appelées poppy seeds le mardi 14 novembre.

Même si l’ingénieur a, lui, ramené les semences à son retour d’un voyage, l’achat de ces produits à travers le Net est devenu chose facile. Lors de l’audition de Mamad Bocus, président du conseil d’administration de l’Information and Communication Technolo-gies Authority (Icta), devant la Commission d’enquête sur la drogue, l’ex-juge Paul Lam Shang Leen, il a fait état de Darknet et de Bitcoin pour contourner la loi. Le Darknet est l’opérateur de sites d’Internet fonctionnant dans la discrétion et qui sont difficiles à retracer. Ces sites sont utilisés pour les activités illicites, y compris le commerce des drogues.

Sur les sites favorisant les commerces, telles qu’Amazon, les semences d’opium se vendent à environ quatre dollars américains, soit moins de Rs 150 le gramme. En provenance d’Afghanistan, les semences d’opium se vendent, sur le Net, sous le nom de papaver somniferum. La mention de l’origine afghane est bien en évidence. Le vendeur fait également état des bienfaits de la fleur d’opium, qui est aussi utilisée à des fins médicinales.

En outre, elle est décrite comme étant très appréciée par les passionnés du jardinage. Un autre commerçant sur le site Amazon propose, lui, 250 graines de poppy somniferum, à 2,2 dollars, soit à moins de Rs 100. Certains vendeurs sur le Net refusent, cependant, d’expédier les colis vers Maurice. Par ailleurs, aucun frais postal n’est réclamé par le vendeur. La poppy seed y est qualifiée de produit pouvant être utilisé comme sédatif ou analgésique.

L’utilisation du Darknet rend la tâche difficile pour les autorités de retracer les auteurs. « Cependant, ce n’est pas impossible, même si cela prendra du temps », nous confie une source proche de la Cybercrime Unit, aux Casernes centrales. Elle soutient que jusqu’ici, même à l’étranger les autorités peinent à remonter jusqu’aux responsables de ces transactions. Les cas impliquant l’utilisation du Darknet peuvent être détectés, mais cela prend beaucoup de temps.

« Les utilisateurs du Darknet se servent de plusieurs serveurs pour éviter d’être repérés. Darknet sert comme un brouilleur. » Cette source concède, toutefois, que la traque aux pirates informatiques et aux utilisateurs de Darknet n’est pas aisée. Ils sont nombreux à effectuer des transferts d’argent, en guise de paiements pour les achats d’armes ou de drogues ou même pour le blanchiment d’argent. Le système utilisé est l’achat des Bitcoins, une monnaie virtuelle. à travers Bitcoin et autres monnaies virtuelles, les achats sont impossibles à retracer. Le Bitcoin s’achète sur le Net et est utilisé comme monnaie. Aujourd’hui, un Bitcoin peut être acquis pour Rs 262,226, alors qu’il y a une dizaine d’années, il équivalait entre Rs 2 et Rs 3.