Flic-en-Flac, l’Eldorado de l’ouest

Par Claude Canabady O commentaire
Flic-en-Flac

Flic-en-Flac devrait être un havre de paix et de bonheur. Malheureusement, c’est loin d’être le cas.

Les raisons sont bien simples et la situation peut changer avec un peu de bonne volonté. Il y a un manque total de coordination et de collaboration entre les agences concernées. Les principaux acteurs sont la Beach Authority, le ministère du Tourisme, le conseil de district de Rivière-Noire, le ministère de la Santé, le ministère de l’Environnement et la force policière.

Cela aurait été plus efficace qu’il y ait une entité gouvernementale qui chapeaute toutes les organisations concernées et qui soit en mesure d’assurer une harmonisation de tous les services inclus sur les plages publiques de l’île.

L‘état de la plage

Elle est parsemée d’ordures tous les matins. Il y a un manque aigu de poubelles. Les toilettes sont dans un état déplorable et le camping se fait n’importe où, car il n’existe pas de site prévu à cet effet avec toutes les facilités nécessaires. Les poteaux qui entourent les aires de stationnement sont cassés et ne sont pas réparés. Il n’y a pas de food-court, où tout aurait été contrôlé par les autorités pour assurer une bonne hygiène. Des bicoques de restauration rapide de toutes les formes et de toutes les couleurs sont disséminées tout le long de la plage, tant pis pour l’esthétisme. On se demande ce que font les autorités qui ont la responsabilité de veiller au bon fonctionnement et à l’hygiène de ces entreprises.

Un article dans un hebdomadaire local, en date du 9 juin 2013, nous informait que la fameuse Beach Authority prévoyait la construction d’aires de restauration couvertes. Quatre ans après, rien n’a été fait. La situation a empiré avec l’arrivée d’autres entrepreneurs. Pourtant, on aurait pu, dans l’immédiat, convertir un vieux restaurant abandonné sur la plage en une zone de fast-food dans le respect des normes établies. Cela aurait été un début. Je sais qu’il existe des lois, mais elles ne sont jamais appliquées par les autorités concernées, car il y a un manque de coordination. Les chiens errants sont omniprésents et contribuent à l’insalubrité de la plage. Si seulement il y avait une meilleure collaboration entre la Beach Authority et le ministère de la Santé...

Pollution sonore

La musique est jouée à fond dans certains établissements et bungalows à des heures indues. Les chiens participent de bon cœur en aboyant presque toute la nuit. Certains entrepreneurs commencent leurs travaux dès l’aube et finissent tard dans la soirée, même les jours fériés. Si seulement il y avait une meilleure collaboration entre la police de l’environnement et le conseil de district...

Transport public

Il n’y a pas d’horaires affichés pour les autobus qui opèrent dans le quartier. De ce fait, on ne peut jamais rien planifier. Il n’y a pas de juste mesure : soit les autobus démarrent en retard et roulent à tombeau ouvert, soit ils roulent à la vitesse d’une tortue. Ils restent en stationnement sur certains bus-stops pendant de longues minutes en attente de passagers.

Les autobus s’arrêtent n’importe où, peu importe les risques de provoquer un accident, de créer un bouchon ou d’occasionner des inconvénients aux autres usagers de la route. Ils prennent souvent plus de passagers que la limite autorisée par la loi, peu importe le manque de confort et les risques en cas d’accident. Certains autobus sont dans un état déplorable : ils sont malpropres à l’intérieur comme à l’extérieur et ils sont dotés de sièges cassés. À qui la responsabilité de vérifier ces lacunes ?

Motocyclettes, vans et voitures privées

Tôt le matin, c’est la Formule 1 revisitée. La limite de vitesse et les feux de signalisation sont ignorés. Le week-end, c’est l’enfer pour les habitants. Les trottoirs deviennent des aires de stationnement, tant pis pour les piétons. Les endroits les plus à risque sont les devantures des restaurants le long de la route côtière. Avec une seule route pour entrer et sortir de Flic-en-Flac, s’il y avait une urgence pour quitter le village, ce serait une catastrophe pour les habitants. La prévision d’une route secondaire est annoncée à intervalles réguliers par les autorités gouvernementales. Puis, elle est remise dans le tiroir d’un préposé.

Si seulement il y avait une meilleure collaboration entre la police, le conseil de district et le ministère du Transport...

Il est grand temps que les autorités concernées soient obligées de publier un bilan à la fin de chaque année. Le public pourrait alors constater de visu qui sont les cancres. Vivement une Freedom of Information Act. Pour combler tout ce gâchis, nos trois représentants politiques brillent par leur absence. Même ceux qui promettent monts et merveilles disparaissent aussi rapidement que Lucky Luke, celui qui tire plus vite que son ombre. À bon entendeur, salut…