Flacq Bus Owners Cooperative Society : une question de rentabilité des lignes divise

Par Raj Bissessur O commentaire
bus

Peut-on être membre d’une société coopérative et ne pas recevoir le même traitement que les autres coopérateurs ? Des adhérents clament que la manière de faire des gérants de la société leur est préjudiciable.

Ashish, 55 ans, propriétaire de bus, est membre de la Flacq Bus Owners Cooperative Society. Il déplore la manière de faire à son égard. Il affirme que tous les matins, 57 bus de la coopérative desservent la ligne Flacq-Port-Louis à partir de la gare de Flacq. 16 autres desservent la ligne Port-Louis/Flacq à partir de Port-Louis. Il existe donc deux groupes, deux rosters.

Ashish clame que depuis l’entrée en vigueur du transport gratuit, l’exécutif de la coopérative de Flacq s’est réservé les meilleurs trajets, c’est-à-dire les lignes les plus rentables, cela au détriment du groupe de Port-Louis. « Cela a créé un déséquilibre dans nos opérations et affecte les recettes de ce groupe de 16 membres. Nos pertes varient entre Rs 30 000 et Rs 35 000 chaque mois. Les frais s’élèvent à Rs 120 000 par mois, plus les dépenses pour les réparations mécaniques et le servicing.»

Multiples doléances

Le plaignant dit avoir écrit à plusieurs institutions, notamment au Registrar of Coopératives, le 9 mars, pour réclamer un arbitrage. Il n’a obtenu aucune réponse à ce jour. « Des lettres ont été adressées à plusieurs reprises à la National Transport Authority (NTA), depuis le 8 juin 2008, le 6 octobre 2008 et le 9 avril 2014. Nous avons aussi informé le ministère des Infrastructures publiques. Seule la NTA a répondu à nos doléances, et nous a demandé de régler l’affaire à l’amiable au sein de la société coopérative… » dit-il.

Le plaignant s’étonne par la teneur de la réponse de la NTA. « Nous avons un problème avec les gérants de ladite société coopérative, et voilà que la NTA invitée à assurer une médiation nous renvoie dos à dos ! Or, nous aurions aimé que ce soit la NTA qui intervienne », dit-il.

Ashish, propriétaire d’un bus depuis 1987, dit se faire le porte-parole du groupe d’opérateurs de Port-Louis. « La loi prévoit un arbitrage censé assurer l’équité entre tous les propriétaires de bus. Notre souhait : c’est qu’il n’y ait plus deux groupes, mais un seul et qu’il opère à partir de Flacq. »

Discriminations réfutées

« Toutes ces allégations sont fausses », réplique Servansingh Tookia, président de la Flacq Bus Owners Cooperative Society. « Contrairement aux propos d’Ashish, le groupe des 16 de Port-Louis tire le meilleur profit de la situation. Si nous nous étions réservé les lignes les plus rentables pour le groupe de Flacq, la NTA nous l’aurait reproché. Nous traitons tous nos membres avec équité », a-t-il assuré à Xplik ou K.

La rédaction a demandé son avis à la NTA. En l’absence de la personne responsable, son assistant a pris note de doléance et a promis de revenir vers nous.