Elle vit un calvaire : son époux fugue avec sa nièce

Par Reshad Toorab O commentaire
Fugue

Anne-Marie est dépitée. Elle accuse son mari de 56 ans de l’avoir abandonnée, après 32 ans de vie de commune, pour se mettre en concubinage avec une jeune femme ayant une trentaine d’années de moins que lui.

Anne Marie, âgée de 50 ans, habitant un faubourg de la capitale, vit un calvaire depuis trois semaines. Il ne se passe pas un jour sans que cette mère de famille ne pense à la trahison de son mari. Elle tient la fille de sa cousine, qu’elle considère comme sa nièce, responsable de cette situation. Son époux a décidé d’abandonner le toit conjugal pour aller vivre avec la nièce en concubinage.

En 1982, Anne Marie a 22 ans et convole en justes noces. Son époux, qui a 24 ans, travaille comme maçon. Elle menait une vie conjugale sans histoire et son époux était un homme attentif et calme. Les années passent et le couple a quatre enfants, aujourd’hui âgés entre 26 et 30 ans. Trois des ses enfants sont partis vivre à l’étranger tandis que le benjamin est resté au pays. Tout se passait bien pour elle jusqu’à février 2016 : sa cousine, d’origine rodriguaise, lui fait part qu’elle souhaite envoyer sa fille âgée de 25 ans à Maurice et elle lui demande de l’héberger pendant un certain temps. « Mo kousinn dir mwa ki so tifi finn separe parski so konkiben tro batt li e li demann mwa si tifi la kapav vinn res kot mwa. Mo finn aksepte parski mo trouv li kouma mo zanfan. Me monn nouri enn serpan kot mwa  », poursuit Anne Marie.

Tenues osées

Quand sa nièce est arrivée à Maurice, les choses se déroulaient normalement, dans un premier temps. La nièce avait pris de l’emploi à Riche-Terre. Mais au bout de deux mois, Anne Marie remarque que sa nièce et son époux se sont rapprochés. Elle confie: « Mo pa ti pran kont kan mo trouv zot badine e mo misie amenn li lor motosiklet pou al laboutik. Mo finn panse mo misie pran li kouma so zanfan ».

Elle observe cependant que sa nièce commençait à porter des vêtements indécents et elle devait la rappeler à l’ordre. « Li abiy indesan, li met sort. Parfwa li mem sanz linz devan mo mari kouma dir li pena okenn respe pou so prop leko. Kan mo koz avek mo nies, sa finn vinn enn palab familial. »

Selon Anne Marie, le rapprochement entre son époux et sa nièce deviendra plus évident au fil des jours. Chaque fois que son époux rentrait à la maison, sa nièce trouvait toujours un prétexte pour sortir. Et les disputes deviendront fréquentes au sein du couple. « Parfwa mem aswar, li dir li fin, li fer mo mari amenn li aste kitsoz. Zot alle et rant lakaz apre. Mo ena voisine ki trouve zot ensemble Caudan en plein journée. Kan mo demane mo mari et mo niece, zot dire menti. »

Ayant perdu confiance dans son époux et sa nièce, Anne Marie décide d’envoyer cette dernière vivre chez un autre proche. Mais après 32 ans de mariage, dit Anne Marie, elle sera surprise de recevoir pour la première fois une gifle de son époux, mécontent que la nièce soit partie. « J’ai appris plus tard que ma nièce n’habitait plus chez nos proches et qu’elle avait loué une maison. J’ai aussi remarqué que mon époux passait plus de temps hors de la maison et rendait visite à ma nièce. » Et d’ajouter: «  Kan koz avek li, li dir mo fol. Kan mo al la police zot dir pa pou kapav fer narien la dan a moins ki mo nièce ti mineur. Parski mo ti sir ki mo misie ena komeraz avec mo nies. »

Au début d’août 2017, l’époux d’Anne-Marie quittera le toit conjugal pour aller  vivre avec la nièce. Désemparée, Anne-Marie compte bientôt se rendre chez ses enfants à l’étranger.

Sollicité par Le Défi Plus, l’époux d’Anne-Marie a nié avoir une relation extra conjugale avec la nièce de cette dernière. Il ne pouvait plus habiter avec sa femme, a-t-il dit. Et d’ajouter qu’il est parti vivre chez sa nièce car il n’avait pas d’autre endroit où aller.