Drone : piloter comporte des règles méconnues

Par Patrice Donzelot O commentaire
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Tout le monde l'ignore. Le pilotage des drones est très réglementé à Maurice. Un particulier ne peut survoler que sa propriété et un professionnel doit suivre une formation qui n'est pas prodiguée à Maurice.

Si comme de nombreux Mauriciens vous possédez un drone ou prévoyez d’en acquérir un lors de fêtes de fin d’année, sachez que ces engins, si petits soient-ils, sont sujets à des règlements très stricts de l’Aviation civile. Il faut d’abord savoir qu’il existe deux catégories de pilotes de drones : les individus qui le font pour le loisir et les professionnels qui utilisent ces engins à des fins commerciales.

Les particuliers qui ont un drone ne peuvent faire voler leurs engins dans n’importe quelle condition. Tout d’abord, selon l’Aviation civile, ils ne peuvent survoler des lieux publics, des espaces aériens spécifiques (de classes A, C, D et E) et l’aéroport sans la permission des autorités. Ils ne peuvent non plus survoler des propriétés privées sans l’accord des ceux concernés. En clair, les particuliers ne peuvent survoler que leurs propriétés. En outre, ils ne peuvent faire voler leurs engins la nuit.

Un drone peut être dangereux en cas de crash

Attention également au poids de votre drone. En effet, pour être considéré comme un engin de loisir, il ne doit pas peser plus de sept kilogrammes. Le drone doit toujours être à portée de vue de son pilote. Attention donc à ne pas le laisser s’éloigner en vous fiant uniquement à l’image de la caméra diffusée sur l’écran de la manette de contrôle. Dans tous les cas, le drone ne doit jamais s’éloigner de son pilote de plus de 500 mètres horizontalement et il ne doit pas dépasser les 400 pieds d’altitude. Il est aussi interdit de s’approcher à moins de 150 mètres d’un lieu public et à moins de 50 mètres d’une personne ou d’un véhicule.

Pour les pilotes de drones professionnels, les conditions sont encore plus contraignantes. Ils doivent faire une demande auprès de l’Aviation civile pour obtenir une licence. Pour ce faire, ils doivent suivre des cours de pilotage qui ne sont pas offerts à Maurice. Ils ont ensuite l’obligation de rédiger un manuel opérationnel, dont le modèle est disponible sur le site Internet de l’Aviation civile. La licence coûte Rs 10 000 et est renouvelable tous les trois ans. Ce tarif ne comprend pas les frais de déplacement, d’hébergement et d’inscription pour la formation à l’étranger. Ces pilotes professionnels doivent également être assurés en cas de blessure à un tiers ou de dégâts sur un bien.

Vous l’aurez compris, piloter un drone ne se fait pas aussi facilement qu’on achète ces engins. Les règlements qui encadrent les vols ont pour objectif de protéger le public ainsi que les biens. Un drone, dont les quatre hélices en rotation tranchent comme des couteaux, peut être dangereux en cas de crash.