Disputes et problèmes d’infrastructures : rien ne va plus à la foire de Rivière-des-Anguilles

By Raj Bissessur O commentaire
Les marchands de la foire de Rivière-des-Anguilles

Des problèmes d’infrastructures ou des disputes entre marchands semblent être le quotidien des foires qui se tiennent un peu partout à travers l’île. Cette semaine, nous nous sommes penchés sur ce qui se passe à Rivière-des-Anguilles, qui tombe dans le district de Savanne.

Koosh et Simi, deux commerçants opérant à la foire de Rivière-des-Anguilles, lancent un appel au conseil de district de Savanne. Ils réclament une meilleure toiture en ces temps de grosses pluies. « Nous ne pouvons plus travailler lorsqu’il pleut. L’autre jour, j’ai dû faire quatre gros trous dans la bâche pour évacuer l’eau qui s’y était accumulée », raconte Koosh. Il fait ressortir qu’il a déboursé Rs 3 000 pour l’achat de deux bâches et qu’il doit encore trouver Rs 4 000 pour couvrir les côtés de son étal.

Simi, l’épouse de Koosh, explique qu’autrefois, la foire était située ailleurs. Mais depuis que les marchands ont été transférés à Batimarais, site où ils sont logés actuellement, certains ont pu se trouver des places à l’intérieur, tandis que d’autres ont obtenu des places à l’extérieur, sans toiture. Les commerçants ont dû trouver de quoi se couvrir en installant des « tentes » et des prélarts. Mais tout cela est insuffisant lors de fortes averses, comme celles qu’a connues le pays la semaine dernière.

Marchandises abimées

« C’est une vraie misère. Tous nos articles sont trempés à chaque fois qu’il pleut », se lamentent Koosh et Simi. Ils rappellent qu’ils paient Rs 4 600 par étal et Rs 1 500 pour le permis de commerçant. Mari et femme disposent chacun d’un étal.

Simi se plaint aussi de la pagaille et de l’indiscipline qui règne quand se tient la foire de Rivière-des-Anguilles, chaque samedi. « Autrefois, mon mari et moi avions nos étals l’un à côté de l’autre. Maintenant, nous avons été séparés. De plus, je me retrouve coincée au fond, avec deux marchands qui bloquent quasiment l’accès à mes clients », explique-t-elle. Elle ajoute que dresser la tente les samedis matin est un véritable problème car souvent, des disputes éclatent entre marchands. « Certains font la loi et empiètent sur le territoire des autres. Les inspecteurs semblent être intimidés et ne font rien », déplore-t-elle.

Concernant le problème d’intempéries, Sultan, un autre marchand opérant à la foire, estime que le conseil aurait dû informer les marchands installés à l’extérieur que la toiture ne serait pas disponible avant une année. Autre point que relève Sultan : le manque d’autobus. « Lorsqu’on nous a transférés à Batimarais, on nous a promis que le site serait desservi par des autobus de la Compagnie nationale de transport, venant de plusieurs régions. À ce jour, nous ne voyons que trois ou quatre autobus par jour. Le fait qu’il y ait moins de passagers signifie qu’il y a moins de clients et donc moins de travail », se plaint-il.

La rédaction d’Xplik ou K a tenté de joindre le président du conseil de district de Savanne, Kamalsaw Gajadur. Mais il n’a pas retourné l’appel. Sa réaction sera publiée dans un prochain article.