Déformation cardiaque : des parents implorent le public pour sauver leur fille de 11 mois

Par Mélanie Valère Cicéron O commentaire
Ridhima et Bharat Singh

Elle s’appelle Lovevishka. Elle a 11 mois et souffre d’une malformation du cœur. Dans deux mois, elle devra se rendre une nouvelle fois en Inde pour subir une opération délicate. Cependant, ses parents sont sans le sou. L’aide du public est sollicitée.

Il est difficile de rester insensible face à la détresse de ces parents. Quand Ridhima et Bharat Singh se sont mariés, il y a trois ans, ils rêvaient de fonder une famille et de vivre heureux. Avec l’arrivée de la petite Lovevishka, ils s’attendaient à ce que leur vie change, mais pas de la sorte.

La petite fille est née le 19 septembre 2016 avec une malformation au cœur. Celle-ci n’a pas été décelée durant la grossesse de la maman. Commence alors un vrai parcours du combattant pour les deux parents.

« Le docteur nous a expliqué qu’une opération pourrait se faire en Inde. Nous nous y sommes rendus pour la première fois en avril. Pour cela, nous avons sollicité l’aide de nos proches et du gouvernement et n’avons pas fait de collecte publique. Sur place, nous avons appris beaucoup de choses sur l’état de santé de notre enfant et avons rencontré d’autres personnes dans la même situation », indique la jeune mère.

Pourtant, aujourd’hui, elle parle avec beaucoup d’aisance de cette malformation cardiaque. Maman attentionnée, elle suit à la lettre les consignes des médecins pour s’occuper de sa fille à la maison. « Elle prend des médicaments quatre fois par jour. Il faut utiliser dix-huit seringues », explique-t-elle.

On note chez les parents beaucoup de complicité. Ils sont unis dans la douleur, mais restent courageux. Leur amour pour leur enfant est palpable. Leur unique objectif est de trouver les fonds nécessaires pour l’opération de leur bébé. Cette opération se fait en trois phases. Pour cette deuxième phase, le couple a besoin de trouver Rs 825 000. Bharat Singh explique leurs difficultés à réunir une telle somme.

Voix saccadée

« Ma femme doit s’occuper de notre fille et ne peut travailler. Moi je travaille comme jardinier et chauffeur; mon salaire suffit à peine pour subvenir aux besoins de la famille. Où trouver cette somme ? La première fois, nos proches nous ont aidés, nous ne pouvons leur demander de l’argent une nouvelle fois », dit-il.

Chaque fois que Bharat Singh parle de sa fille, sa voix devient saccadée et il doit faire des efforts pour ne pas fondre en larmes. Il est prêt à tout pour sauver sa fille. C’est loin d’être une chose facile. Au travail, on commence à lui faire des reproches à cause de ses absences répétées.

« Mon patron connaît ma situation, mais il a besoin de moi pour assumer mes responsabilités, souvent je m’absente pour les démarches, les rendez-vous à l’hôpital ou la collecte publique », raconte-t-il.

Bharat a commencé à subir des réprimandes. « On peut penser que ce ne sont que des prétextes pour rester à la maison, mais il est très difficile de travailler dans ces conditions. Je n’ai qu’une envie : être auprès de ma fille. Elle compte énormément pour moi ».

Ridhima et Bharat Singh ne souhaitent qu’une chose : la santé de leur fille et pour cela, ils ont besoin de vous. « Nimport ki kantite kas ou kapav done. Zame nou pa pou blie ki enn zour ou ti ed nou zanfan pou viv.»

Pour leur venir en aide, deux numéros de téléphone : 5747 7441 ou 5844 4700. 

Une erreur sur leur autorisation de collecte publique

Ridhima et Bharat Singh expliquent qu’une erreur a été commise par le département ‘Public Collection’ de la police.

« Il y avait une erreur sur l’âge de notre fille. Il y était mentionné qu’elle avait 9 ans. La police nous a dit que ce n’était pas bien grave et qu’on pouvait utiliser ce document. Cependant, des personnes ont commencé à nous accuser de fraude. Sur les réseaux sociaux, de nombreux commentaires désobligeants nous ont profondément choqués et blessés. Nous avons stoppé toutes les collectes et avons insisté pour obtenir un nouveau document, avec des informations correctes. Cela nous a fait perdre du temps. Maintenant que nous avons le document qu’il faut, nous pouvons aller de l’avant », expliquent les parents.