Décès d’une femme de 83 ans après un accident : son fils crie à la négligence médicale 

By Preity Ramessur-Bhoyroo O commentaire

Jack Marday, un ex-cavalier de 45 ans habitant Floréal, est amer. Ce père de famille allègue que sa mère, Marie Jacqueline Marday, a été privée de soins médicaux après avoir été victime d’un  grave accident de la route le 2 juin à Curepipe. A la suite de quoi elle a rendu son dernier souffle. 

Marie Jacqueline Marday, âgée de 83 ans, se rendait à Curepipe pour assister à une séance de prière. Elle traversait la rue lorsqu’elle a été renversée par une voiture. 

« Ma mère a été transportée à l’hôpital Dr Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle, par des policiers. Lorsque j’y suis arrivé, j’ai vu ma mère allongée sur un chariot brancard. Elle était seule. Elle se plaignait de douleurs à la tête, aux reins et à l’abdomen.  Dans un premier temps, le médecin traitant a voulu lui donner sa décharge. Mais devant la détérioration de l’état de santé de ma mère, le personnel soignant l’a transportée dans la salle d’opération », raconte Jack Marday, la voix tremblante de colère. 

Plus tard, ce père de famille a appris que sa mère avait rendu l’âme. « Si ma mère avait reçu des soins appropriés à temps, elle serait toujours en vie », se lamente Jack Marday. Il garde de bons souvenirs de sa mère qu’il décrit comme une personne ayant le cœur sur la main. 

Marche pacifique

« Je n’imaginais pas que le rêve que j’ai fait il y a deux mois allait hélas devenir réalité. J’avais rêvé que ma mère était tuée dans un accident de la route», confie Jack Marday. 

Pour rendre hommage à sa mère, il envisage d’organiser une marche pacifique, avec pour objectif de regrouper les familles dont les proches ont été tués dans des accidents de la route. 

Nous avons contacté un responsable affecté au ministère de la Santé pour obtenir sa version sur ces allégations de négligence médicale. « Une personne qui croit fermement que son proche a été victime d’une négligence médicale est appelée à rapporter le cas au Medical Superintendent. Des formulaires sont disponibles au Complaints Register, à l’hôpital », explique notre interlocuteur. Une enquête sera ensuite ouverte par le Medical Council pour faire la lumière sur les allégations, ajoute-t-il.