Cour intermédiaire : Sada Curpen répond de deux accusations de blanchiment

By Ledweena Ramasawmy-Mohun O commentaire //
Sada Curpen

Sada Curpen fait de nouveau parler de lui. Il est confronté à un nouveau procès en cour intermédiaire. Il est poursuivi sous deux chefs d’accusation de blanchiment d’argent.

Sada Curpen, âgé d’une quarantaine d’années, n’est pas encore sorti de l’auberge. Cette fois, il est poursuivi en cour intermédiaire sous deux accusations de blanchiment d’argent, en vertu des articles 3(1) (b), 6 et 8 de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act.

Il est accusé d’avoir été en possession de plusieurs sommes d’argent soupçonnées de provenir d’un délit. Il avait 28 800 euros et Rs 43 550 sur lui lorsuq’il a été interpellé, le 7 mars 2010, à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam de Plaisance. La police lui reproche aussi d’avoir été en possession de Rs 285 000, le 9 mars 2010, à Terre-Rouge.

Sada Curpen a plaidé non coupable, le lundi 20 mars, devant la magistrate Renuka Devi Dabee. Il est défendu par Mes Arassen Kallee et Assad Peeroo. Sept personnes ont été assignées à témoigner dans ce procès qui sera entendu le 7 juillet 2017.

Le directeur d’Imagine Hair Saloon a eu plusieurs démêlés avec la justice. Mais il s’en est toujours sorti. Le 12 janvier 2017, il a été acquitté dans le sillage de l’affaire Denis Fine en cour intermédiaire. Sada Curpen était accusé d’entente délictueuse dans le meurtre de cet homme, perpétré le 3 janvier 2010.

La Cour a estimé que les preuves étaient insuffisantes pour établir qu’il avait passé un appel de la prison pour donner des directives en vue d’abattre Denis Fine. Le témoignage l’incriminant a été qualifié de « ouï-dire ». Cependant, dans le cadre de ce procès, ses complices Patrick Steeve Serret, surnommé Poloco et Christophe Jérôme Legrand ont écopé de sept ans de prison pour la même accusation.

D’autres procès

Le 10 février 2016, il a été aussi disculpé dans le procès que lui intentait l’Independent Commission against Corruption (Icac) en cour intermédiaire pour paiement excédentaire. Le témoin principal avait dit ne pas se souvenir des événements. L’Icac reprochait à Sada Curpen d’avoir, le 27 août 2007, payé Rs 700 000 en espèces à un chauffeur de taxi de 47 ans pour acquérir une propriété à Ste-Croix. Somme supérieure au seuil autorisé par la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act. En l’absence de témoignage probant de ce chauffeur de taxi, Sada Curpen a été blanchi.

Par ailleurs, Sada Curpen et Paul Kurtis Stephan Villars ont été disculpés, le 11 mai 2012, en cour intermédiaire. Cindy Legallant, témoin à charge, avait refusé de déposer sous serment lors du procès. Les deux hommes étaient accusés d’entente délictueuse dans l’affaire de saisie de 21 755 comprimés de Subutex, le 23 juillet 2008. Cindy Legallant avait, elle, écopé de 40 mois de prison pour délit de drogue.

Il compte se rendre en France

Lors de la séance, les avocats de Sada Curpen ont indiqué que leur client avait obtenu l’autorisation de la Cour de voyager, vu qu’il a soumis une demande de levée de l’interdiction qui pesait sur lui dans un procès logé en cour de Pamplemousses. Il était prévu que l’accusé prenne l’avion le 22 mars pour se rendre en France et qu’il soit de retour à Maurice, le 22 avril. Or, avec le nouveau procès auquel il est confronté et vu l’interdiction de voyager qui pèse sur lui, Sada Curpen devra réclamer à la Cour une autre autorisation de voyager.