Coupures d’eau : les vaches laitières souffrent aussi de la sécheresse

By Preity Ramessur-Bhoyroo O commentaire //
Vaches laitières

Le tourment des éleveurs de bovins ne finit pas. Après avoir subi les conséquences des épizooties, les voilà face aux aléas climatiques et les coupures d’eau drastiques.

La canicule et le manque d’eau leur causent un stress supplémentaire. Michael Valère, un éleveur de vaches laitières de 44 ans de Nouvelle-Découverte, ne sait plus où donner de la tête.

«Cela fait 18 ans que je suis éleveur de vaches laitières dans une ferme située à Nouvelle-Découverte, confie Michael Valère au Défi Quotidien. Nous nous inquiétons de cette sécheresse qui perdure. Nos élevages en souffrent beaucoup, vu que les vaches consomment davantage d’eau en période de grande chaleur », ajoute-t-il. Cet habitant de Roches-Brunes dit ne pas être le seul à subir les conséquences des coupures d’eau drastiques.

« Nous formons un groupe d’éleveurs sur cette ferme de Nouvelle-Découverte. Cela fait quasiment un mois qu’on ne reçoit aucune goutte d’eau. Depuis le 29 décembre jusqu’au 4 janvier, nous n’avons pas vu trace d’un seul camion-citerne de la CWA », déplore ce père de famille.

Gagne-pain menacé

Michael Valère affirme avoir consigné plusieurs plaintes sur la hotline de la Central Water Authority (le 170) mais en vain. « Nul ne répond à nos appels au secours. De plus, le bureau de la CWA de notre localité était fermé en début d’année lorsque nous avions le plus besoin de ses services ». Et l’éleveur de nous préciser que son troupeau compte 33 vaches laitières. « L’eau que j’ai stockée demeure insuffisante pour alimenter toutes mes bêtes gourmandes en eau. J’ai eu le malheur d’en perdre une à cause de cette sécheresse » se désole notre éleveur.

« Avec les coupures d’eau drastiques appliquées à travers l’île, c’est mon gagne-pain qui est menacé. Il n’y a pas que les hommes qui ont besoin d’eau. Il y a aussi toutes les bêtes d’élevage à travers le pays. Notre situation est critique », ajoute Michael Valère.

Du côté de la CWA, des officiers interrogés par notre rédaction répondent que les demandes de Michael Valère et des autres éleveurs seront considérées : « Nous prendrons les mesures nécessaires pour leur fournir de l’eau pour leurs bêtes », affirment-ils.

« Des inspecteurs de la CWA, accompagnés d’officiers et une équipe technique, ont effectué une inspection de la ferme où exercent ces éleveurs. Nous leur fournirons des camions-citernes au quotidien. Les inspecteurs ont constaté des tuyaux défectueux sur les lieux : ils seront remplacés.

Les réservoirs d’eau de la ferme sont inaccessibles en raison d’une entrée impraticable. Nous entamerons des démarches auprès des autorités pour qu’elles agrandissent l’entrée afin de permettre le passage des camions-citernes », confirme à notre rédaction Dorina Prayag, responsable de communication à la CWA.