Conférence internationale à Maurice : le Fonds de solidarité africaine vient soutenir les PME mauriciennes

Par Pradeep Daby O commentaire
Vidur Ramdin

La 17e conférence du conseil d’administration du Fonds de solidarité africaine (FSA) se tiendra à Maurice les 23 et 24 novembre.

Vingt pays africains sont attendus, dont 14 États-membres et six pays observateurs. Trois accords seront signés avec la partie mauricienne durant les travaux à l’hôtel InterContinental, à Balaclava. Notre compatriote, Vidur Ramdin, responsable de Communication & Marketing du fonds, arrivé à Maurice la semaine dernière, situe les enjeux de cette conférence internationale.

Avant de se réunir à Maurice, le conseil d’administration du FSA, dont le siège est installé à Niamey, au Niger, avait tenu sa première réunion biannuelle dans cette ville. « Si elle vient à Maurice », fait ressortir Vidur Ramdin, « c’est en raison de l’importance grandissante du rôle de notre pays en Afrique, compte tenu de notre bonne santé économique, financière, politique et sociale. Maurice est aussi un membre du fonds depuis sa création, en décembre 1976. Mais, il reste à Maurice d’étendre ses relations à d’autres pays du continent, car c’est là où se trouvent les opportunités ».

Le FSA ne vient pas en terre inconnue à Maurice. En 1981, son intervention avait été sollicitée pour la création du Bulk Sugar Terminal et, en 2002, la National Housing Development Company (NHDC) avait pu construire quelque 1 000 logements sociaux grâce à son soutien financier. Encore une fois cette année, les interventions sont adaptées aux réalités sociales et économiques de Maurice : le domaine bancaire, le secteur des PME et celui des start-up.

« Ce sont tous des techniques d’intervention taillées pour notre économie », soutient Vidur Ramdin, qui précise que, pour la première fois en 38 ans, la conférence sera coprésidée par le Mauricien Gérard Bussier, représentant du ministère mauricien des Finances à la FSA et Abdoullah Dieng, président en exercice du fonds. Le jeudi 16 novembre, la signature d’une convention avec la State Bank of Mauritius permettra à celle-ci de pénétrer l’Afrique de l’Ouest, soulignant ainsi la volonté du gouvernement mauricien d’intensifier ses activités bancaires sur le continent. Un accord-cadre avec la Maubank est également à l’agenda, afin d’aider les PME mauriciennes en termes de technique d’intervention dans le secteur agricole des pays membres du FSA. Enfin, une dernière signature d’accord a pour objectif de soutenir les start-up mauriciennes.

Nommé au poste de responsable de Communication & Marketing du fonds, cette année, Vidur Ramdin, fait valoir la nécessité pour Maurice de se positionner rapidement et durablement sur le continent africain. « Ce sont toujours les premiers qui ont l’avantage. Sur le continent, Maurice est réputée pour son essor économique sans précédent grâce aux reportages et aux bons indicateurs économiques et sociaux, sans oublier notre bilinguisme. Il faut s’appuyer sur ces atouts ». Les perspectives de travail existent véritablement dans tous les secteurs, fait-il observer.

Rien qu’au Niger, où il est réside, il y a une grosse demande pour les légumes, les fruits et les  produits alimentaires, explique-t-il. « D’autres secteurs, comme la santé, l’éducation, l’hôtellerie, la restauration fast-food offrent des opportunités réelles pour les entreprises mauriciennes, d’autant que le Niger est un pays stable, en termes politique, économique et social. Le marché de la consommation est dynamique grâce à la présence d’une grosse communauté d’expatriés qui travaillent notamment dans des institutions internationales. »

Comment s’informer des opportunités qu’offre ce pays ? « Il faut consulter les siteweb des firmes d’experts-comptables, dont les six top mondiaux présents au Niger », explique-t-il. Signe que ce pays est en pleine phase de développement : en 2019, il abritera le sommet des pays de l’Union africaine.