Condamné à 18 ans de prison : il cultivait du cannabis pour nourrir sa famille

Par Ledweena Ramasawmy-Mohun O commentaire
Rishiraj Bhugaloo et Fareed Mulung

Deux verdicts sont tombés en cour d’assises, mardi 12 septembre. Fareed Mulung et Rishiraj Bhugaloo ont été respectivement condamnés à 18 ans et 15 ans de prison pour trafic de drogue. Les deux hommes avaient plaidé coupables devant cette instance.

Il cultivait du cannabis pour subvenir aux besoins de sa famille, car il était pauvre. Ce sont les explications de Fareed Mulung, un maçon de Mare-d’Australia, devant la justice. Toutefois, sa version des faits n’a pas convaincu le juge Benjamin Marie-Joseph.

Le juge a fait ressortir « qu’être pauvre ne justifie en rien le fait de s’impliquer dans un trafic de drogue, car cela ne fait qu’accroître la prolifération de la drogue dans le pays. »

Il a ainsi infligé une peine de 18 ans de prison à Fareed Mulung. Ce dernier a aussi écopé d’une amende de Rs 60 000. Cet homme de 35 ans était poursuivi, le 17 novembre 2015, sous une accusation de culture de 2 189 plants de cannabis dans des petits pots dissimulés parmi des fleurs. La valeur de la drogue était estimée à Rs 6 657 000.

Le maçon avait plaidé coupable lors de son procès aux Assises. Il était défendu par l’avocat Guruduth Saulick. La poursuite était, elle, assurée par Me Pravin Harrah, Principal State Counsel.

Colis flottant

Fareed Mulung avait été interpellé par les officiers de la brigade anti-drogue (Adsu) le 17 novembre 2015. Il avait admis que c’était bel et bien lui qui avait cultivé ces plants de cannabis. Cependant, il n’a pas révélé aux enquêteurs où il avait obtenu les graines de cette drogue.

D’autre part, le skipper Rishiraj Bhugaloo a été condamné à 15 ans de prison pour trafic de drogue. Il aura également à payer une amende de Rs 50 000.
Rishiraj Bhugaloo répondait devant la cour d’assises d’une accusation de possession de cannabis pour la distribution. Il avait plaidé coupable et était défendu par Me Rama Valayden. La poursuite était représentée par Me Pravin Harrah, Principal State Counsel.

Le 12 mai 2015, des membres de l’Adsu avaient perquisitionné le domicile de l’accusé à La Pelouse, Trou-d’Eau-Douce. Ils avaient découvert et saisi au total 460,88 grammes de cannabis. La drogue était dissimulée dans un pot dans une chambre de prière et dans la cuisine. Elle était estimée à Rs 1 380 000.

Dans ses dépositions à la police, le skipper avait affirmé avoir récupéré un colis qui flottait alors qu’il se trouvait en mer. En l’ouvrant, il a constaté qu’il contenait de la drogue. Il l’a pris et dissimulé à son domicile.

Dans son jugement, le juge Benjamin Marie-Joseph a fait ressortir que l’accusé était au courant qu’il y avait de la drogue dans le colis qu’il a repêché. Et que ce dernier n’a jamais pensé à s’en débarrasser.

Or, il a astucieusement dissimulé la drogue dans une chambre de prière pour ne pas éveiller les soupçons.

Le juge a également souligné que la version de l’accusé, qui affirmait que c’était par pure coïncidence qu’il avait trouvé cette drogue en mer, n’est pas convaincante.