Cars scolaires : les opérateurs appliqueront une hausse de Rs 100 à la fin du mois

Par Thierry Laurent O commentaire
Cars scolaires

Une hausse de Rs 100. C’est l’augmentation que la majorité des membres de l’Association of School Bus Owners comptent appliquer à la fin de ce mois.

Shameer Sahaduth, secrétaire de l’association explique que le prix pratiqué par les opérateurs des vans scolaires est arrêté d’un commun accord entre les propriétaires des vans et les parents. « Mais au niveau de notre association, qui regroupe 1 500 membres, nous avons presque tous décidé d’appliquer une hausse de Rs 100 », dit-il. Shameer Sahaduth est catégorique : « Il n’y a pas eu d’augmentation ces quatre dernières années malgré la hausse du prix du diesel et celui de l’essence. Ce n’est donc pas exagéré que d’augmenter ces tarifs. » Ce dernier soutient que l’aspect humain a été pris en considération, d’où la hausse de Rs 100. Selon lui, il ne faut pas prendre les opérateurs de cars scolaires pour des « braconniers », car, dit-il, plusieurs se montrent généralement très flexibles vis-à-vis des parents qui sont en difficulté.

Selon des renseignements obtenus des opérateurs et des parents, à travers plusieurs régions du pays, il faut compter entre Rs 650 et Rs 2 400 par enfant par mois, pour ceux qui prennent le car scolaire. C’est le trajet Beau-Bassin/Curepipe qui coûte le plus. Les parents doivent en moyenne débourser Rs 2 400 mensuellement. Le trajet Pointe-aux-Sables/Beau-Bassin coûte en moyenne Rs 1 500. Il faut débourser Rs 1 400 pour le trajet Bel-Air/Rose-Hill. Les parents dont les enfants effectuent le trajet Albion/Vacoas doivent quant à eux débourser en moyenne Rs 1 900. Rs 500 pour le trajet Alma/Moka. Le trajet Pamplemousses/Port-Louis coûte en moyenne Rs 1 200. Il faut par ailleurs débourser une moyenne de Rs 1 000 pour le trajet Terre-Rouge/Port-Louis.

Au niveau des parents, ils sont, bien évidemment, plus d’un à se plaindre de cette éventuelle hausse, mais surtout de la manière de faire de certains opérateurs qui décident d’augmenter les tarifs au petit bonheur. Frédéric, habitant de Grand-Baie, souligne que le chauffeur chargé de véhiculer sa fille lui a imposé une hausse de Rs 50 dès le mois d’août de l’année dernière, cela en raison de l’augmentation du prix des carburants. Les prix du diesel et de l’essence avaient en effet subi une hausse le 4 août 2017. Le prix de l’essence était passé de Rs 42,70 à Rs 44,90 le litre, alors que celui du diesel était passé de Rs 32,45 à Rs 35,35 le litre. Il se demande s’il devra, moins d’un an après, débourser Rs 100 supplémentaires à la fin du mois de janvier.

Suttyhudeo Tengur, président de l’Association pour la protection de l’environnement et des consommateurs, est lui aussi d’avis que la façon de faire des opérateurs des cars d’écoles n’est pas correcte. Il soutient qu’il y a une opacité totale autour du calcul de ces augmentations. Il suggère ainsi la création d’une autorité régulatrice pour qu’il y ait plus de contrôle et de transparence. Il soutient que le ministère de la Protection des consommateurs devrait prendre les devants. Suttyhudeo Tengur déplore de ce fait cette hausse annoncée de Rs 100.