Camp-Fouquereaux : un élevage de poules fait vivre l’enfer à des habitants

Par Christopher Sowamber O commentaire
élevage de poules

Amad Hossenbocus pourra-t-il un jour vivre dans une atmosphère convenable ? Il en doute fort car son problème reste irrésolu. Cet habitant de Camp-Fouquereaux, Phœnix, ne sait plus à quel saint se vouer. Il avait sollicité la rédaction d’Xplik ou K, il y a quatre mois, car un élevage de poules – opéré par un membre de sa famille – à proximité de sa maison le gêne énormément. « Cela fait plusieurs années que le propriétaire de l’élevage et moi ne sommes plus en bons termes. J’ai tenté de nombreuses fois de dialoguer avec lui pour expliquer que son business me posait problème, mais il ne veut rien entendre », se désole le quinquagénaire.

Ce poulailler existe depuis plus d’une trentaine d’années, poursuit-il. « C’est une entreprise qui continue de père en fils. Je n’ai strictement rien contre le fait qu’il travaille. Chacun doit gagner sa vie, mais pas en mettant la vie et la santé des autres en péril. Ce n’est pas logique. » Amad Hossenbocus soutient que ses enfants sont malades à cause de l’odeur et de l’absence d’hygiène. « Nous vivons dans la même cour et l’élevage est pratiqué dans un bâtiment à étages, situé à quelques mètres de notre maison », souligne-t-il.

La police a fait de nombreuses descentes. Plusieurs contraventions ont été servies au propriétaire. « Mais cela ne l’a pas empêché de reprendre ses activités de plus belle », fulmine Amad Hossenbocus.

Une nouvelle fois interrogé à l’antenne d’Xplik ou K sur ce problème, l’inspecteur Brasse de la Police de l’Environnement a expliqué que les autorités concernées sont au courant de ce problème. « Nous avons effectué une descente. Une amende a été affligée au propriétaire de l’élevage. »

Par contre, comme précisé lors de sa dernière intervention, « dans un premier temps, le responsable sera uniquement contraint de payer une amende. Si ses activités reprennent, il risque des poursuites judiciaires. Cela dit, les actions suivront. Je prendrai contact avec les officiers de la municipalité. Nous prendrons par la suite les actions qui s’imposent », a promis l’inspecteur de police.