Autisme : le mal incompris du domaine médical

Par Sabine Lourde O commentaire
Myriam Castagne et Nathalie Faucher

Comment reconnaître les symptômes physiques quand les professionnels de la santé n’ont obtenu aucune formation adéquate ? Nathalie Faucher, présidente de l’association Autisme Réunion et Myriam Castagne, coach de l’Association laïque pour l’éducation, la formation, la prévention et l’autonomie (ALEFPA), sont à Maurice pour combler les lacunes sur l’autisme.

Elles ont posé leurs valises, lundi 11 septembre, pour une formation de trois jours avec trois secteurs différents. « L’objectif, a indiqué Nathalie Faucher, est de sensibiliser le personnel médical afin que celui-ci puisse prodiguer un bon traitement aux patients autistes. Les autistes sont des gens spéciaux qui ont besoin d’un traitement et d’une attention spéciaux. Il est important que le milieu hospitalier comprenne comment traiter ce mal afin d’aider les patients. Ils doivent prendre conscience que les gens autistes comprennent mais présentent des difficultés à s’exprimer comme des personnes normales. »

Le déplacement de Nathalie Faucher et de Myriam Castagne est financé à 90 % par des fonds européens et 10 % par les pays bénéficiaires. Des formations de trois heures se tiendront au ministère de la Sécurité sociale au bâtiment Renganaden Seeneevassen, Port-Louis. « Nous nous sommes déjà entretenues avec les parents. À présent, notre tâche est d’assurer que le domaine médical, la police et les autres instances comprennent ce qu’est l’autisme et savent comment réagir face à une personne qui souffre de ce mal. »

La présidente de l’association Autisme Réunion souhaite faire ressortir qu’il n’y a actuellement aucun traitement contre l’autisme. En revanche, a-t-elle précisé, il y a des mesures à prendre en compte pour accompagner le patient.