Anaïs Dercy : lumière sur les émotions

Par DEFIMEDIA.INFO . O commentaire

À 23 ans, Anaïs Dercy, photographe en freelance fait son petit bonhomme de chemin. Elle s’est fait remarquer avec ses clichés lors du festival Porlwi by light l’année dernière. Rencontre.

Conjuguer savoir-être et savoir-faire n’est pas donné à tout le monde. La magie opère dans l’objectif d’Anaïs Dercy. Chaque nouveau clic est pour elle une nouvelle occasion de créer. Photographe polyvalente, elle explore les contrastes, les ambivalences et leurs personnalités. Anaïs Dercy n’est pas de ces photographes qui retravaillent à outrance leurs photos. Elle dit préférer miser sur le naturel et faire ressortir leur intériorité.

Tout a commencé pour Anaïs Dercy alors qu’elle était adolescente. La jeune femme raconte avoir toujours eu un penchant pour l’art. « Je privilégiais le côté créatif plutôt que l’aspect académique. Je dessinais et je peignais des tableaux régulièrement », raconte-t-elle.

Mais sa rencontre avec la photographie produisit un déclic en elle. C’était un appareil compact. « Mon grand-frère m’a acheté mon premier appareil photo. Je me suis tout de suite découvert une vraie passion pour la photographie : paysages, portraits, gros plans sur les plats.»

« J’étais devenue la photographe attitrée de tous les événements familiaux », raconte-t-elle. Et à 18 ans elle s’achète sa première caméra digitale. « C’était une Nikon que j’entretenais comme la prunelle de mes yeux ».

Autodidacte elle fait ses premières recherches sur internet. « Comme il n’y avait pas de cours à part entière en photographie, je décide de me tourner vers le Graphic Design qui comprenait un module de photographie », explique-t-elle.

Son envie de devenir photographe professionnel fut pour elle une certitude. « J’apprenais énormément de choses nouvelles et pour mettre tout cela en pratique j’ai choisi de suivre un stage auprès d’un photographe ».

«J’ai choisi de rester photographe à temps partiel, afin de pouvoir toucher à tous les aspects de la photographie et de trouver ma voie»

C’est aux côtés du photographe français Julien Venner de l’agence Pixel in the Box qu’elle fait ses premiers pas dans la photographie. « Avec lui, j’ai découvert l’univers professionnel de ce métier. Les rendez-vous avec les clients, les photos pour les magazines. J’ai vraiment appris en quoi consistait le métier », souligne la photographe.

Forte de ses expériences, elle décide de se lancer en proposant ses services à diverses compagnies pour leurs événements. Victor Genestar d’Isla Social Club fut l’un des premiers à croire en elle. « Il m’a proposé de couvrir son premier événement », relate-t-elle.

Petit à petit, elle fait ses preuves en tant que jeune photographe et lance sa compagnie Capture Time Photography. « C’est un univers assez rude, chacun essaie tant bien que mal de se faire une place au soleil ». Et sa place Anaïs la trouva lorsqu’on l’approcha pour collaborer en tant que photographe pour le festival Porlwi by Light l’année dernière.

« C’était pour moi une aubaine que je devais saisir. J’ai réussi à assouvir mon désir de création à travers des complicités dans les rencontres au gré des hasards de la vie ».

Notamment celle avec le photographe Ajay Boodhoo avec qui elle travaille régulièrement pour des projets.

Cadrages, expressions, originalité, lumière, couleurs, elle a le don de faire ressortir des émotions. Ses photos ne sont pas seulement de belles images convenues sur papier glacé, mais des instants saisis au plus près de la vérité.

Photographe freelance à 23 ans, elle scrute aujourd’hui d’autres horizons en quête de nouvelles expériences à saisir. « J’ai choisi de rester photographe à temps partiel, afin de pouvoir toucher à tous les aspects de la photographie et de trouver ma voie ».

La photographe passionnée place l’humain et les émotions au premier plan de ses portraits. Sa conception de la photographie ? Une thérapie capable de sublimer la personne et de lui redonner confiance. Ainsi, la jeune femme veut écrire votre histoire, capter et rendre éternels vos souvenirs les plus chers et les visages qui vous entourent.

La qualité de son travail fait qu’aujourd’hui ce sont les clients qui viennent taper à sa porte. Une évolution qu’elle prend avec humilité. « J’ai encore tout à apprendre, je suis toujours en quête de mon identité en tant que photographe. J’attends de trouver l’élément déclencheur. Je sais déjà quel type de photographe je ne veux pas être ».