Alerte à la bombe et cocktail Molotov à la Cour suprême : l’ex-policier Noorah passe aux aveux

Par Nilen Kattany, Kendy Antoine O commentaire

Ziaoudeen Noorah, 33 ans et ancien policier, est dans de beaux draps.

En 2011, cet habitant de Phoenix avait fait parler de lui pour le meurtre de sa mère Bibi Rashida Noorah. Le lundi 16 octobre, le procès devait être appelé devant la Cour suprême, mais la police a reçu un appel anonyme pour y signaler la présence d’une bombe alors que quelques heures plus tôt, un cocktail Molotov avait été envoyé contre le grillage de cette même instance, à Port-Louis.

La police a mis la main sur l’ancien constable au cours de la matinée de lundi. Ziaoudeen Noorah, en liberté conditionnelle, a fini par cracher le morceau. Il a soutenu aux enquêteurs du CCID qu’il voulait que le procès soit renvoyé. Il a reconnu avoir lui-même envoyé le cocktail Molotov aux petites heures, lundi, avant de passer deux coups de fil à la police d’une cabine téléphonique de la capitale quelques heures plus tard. Au terme de son interrogatoire, l’ancien agent de l’ordre a été conduit en cellule policière. Il sera présenté ce mardi devant la cour correctionnelle de Port-Louis pour son inculpation.

Ce canular a été lourd de conséquences. À 8 h 50, le standardiste de la Cour suprême a reçu un appel faisant état de la présence d’une bombe. Un appel qui fait suite à un autre incident survenu un peu plus tôt, le même jour, soit l’explosion d’un cocktail Molotov entre 2 h 30 et 3 h du matin.

La police est informée. À 9 h 37, la Bomb Disposal Squad débarque à la Cour suprême. Les recherches démarrent. Les salles d’audience, le parking et tous les coins et recoins sont passés au crible.

Cet exercice est répété dans l’enceinte de la Cour commerciale qui se trouve en face de celle de la Cour suprême. La police confirme que l’alerte est fausse. Le personnel est invité à regagner leur lieu de travail. Quelques minutes plus tard, les restrictions sont levées et le travail a repris.