Ahamadou Abdoulaye Diallo, du Fonds de Solidarité Africain (FSA) : «Un soutien de financement destiné à l’agriculture et aux PME»

Par Vijayan Ayassamy O commentaire
Ahamadou Abdoulaye Diallo

Le Fonds de Solidarité Africain (FSA) a conclu des accords de partenariat avec le State Bank of Mauritius Holdings (SBMH) et la MauBank. Son directeur général Ahamadou Abdoulaye Diallo souhaite favoriser le secteur des PME.

Quel est l’objectif du FSA de collaborer avec deux établissements bancaires de Maurice ?
Je tiens d’abord à exprimer mes salutations aux dirigeants de ces deux grandes banques. On a entamé des discussions depuis un certain temps qui sont arrivées à un point culminant avec la signature des accords cadres de coopération. Je dois rappeler que le FSA est une institution de développement et d’investissements qui a été créée il y a 40 ans par les chefs d’État de 14 pays, dont Maurice. La mission assignée au FSA est de stimuler la croissance économique de ces pays à travers le financement des investissements publics ou privés.

Le FSA est appelé à tisser un réseau de relations, mutuellement avantageux, pour que ses actions aient plus d’impact dans les Etats membres. La SBMH et la MauBank viennent enrichir ce réseau de partenaires opérationnels du FSA.

Quels sont les axes de coopération entre le FSA et la MauBank et la State Bank of Mauritius Holdings ?
Les premiers échanges entre nos institutions ont déjà identifié plusieurs axes de collaboration. Je peux citer les orientations suivantes : la création du Agriculural Transformation Fund, dédié au financement de l’agriculture à Maurice. Ce fonds financera des fermes agricoles suivant des modèles dont la viabilité et la rentabilité sont certifiées ; la prise de participation par le FSA dans les véhicules financiers existants et/ou à créer par les institutions ; l’utilisation prioritaire de la garantie du FSA en vue de la mitigation de ses risques dans le cadre des financements opérés par le fonds ATF et de ses autres activités de financements des investissements, relativement aux projets portés par sa clientèle ; la disponibilité du fonds à intervenir à travers ses autres produits opérationnels, notamment la garantie individuelle, le refinancement pour l’allongement de la durée des prêts, l’octroi d’une ligne de garantie de portefeuille et éventuellement d’une ligne de refinancement ; la disposition du fonds à accorder ses meilleurs taux de commission à l’occasion de ses interventions en faveur des clients mauriciens ; la recherche d’un partenaire technique pour la modélisation du financement des autres secteurs d’activités de Maurice tels que la pêche, l’aquaculture, le manufacture, l’artisanat, entre autres.

Qu’en est-il du suivi des projets ?
Ces accords sont d’une importance particulière et j’en assurerai le suivi pour le compte du FSA. C’est aussi la raison pour laquelle l’une de ses clauses prévoit la mise en place d’un comité de suivi, prévu pour faire son évaluation annuellement. Je suivrai les recommandations qui seront formulées à la suite des évaluations qui en seront faites et j’apporterai toute mon énergie afin que le FSA et les institutions puissent apporter la plénitude de leurs moyens au financement de l’économie de Maurice.