Affaire Sobrinho : Bérenger s’ associe à Duval pour réclamer la démission de Sesungkur

By Patrick Hilbert O commentaire
Conference MMM

En attendant son intervention dans le cadre du budget, mardi à l’Assemblée, Paul Bérenger est revenu sur les débats parlementaires qui ont lieu depuis lundi dernier.

« Je n’ai jamais vu les bancs du gouvernement aussi vides », commente le leader du Mouvement militant mauricien (MMM). Avec « une crédibilité totalement nulle » du gouvernement, Paul Bérenger ne s’étonne guère que « ce budget n’intéresse personne ».

Selon lui, l’exercice n’est qu’un chapelet de bonnes intentions, qui « ne sont pas viables dans la durée ». Il s’est dit choqué, cette semaine, par les développements dans les affaires BAI et Alvaro Sobrinho. « Nous disons que les victimes de la BAI méritent d’être remboursées, mais la manière dont le dossier a été géré est un constat d’échec. J’ai l’intention de soulever le sujet de la bande sonore des négociations entre Dawood Rawat et les envoyés spéciaux du gouvernement. »

Quant au ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, « il se comporte comme l’agent de Sobrinho. Les gens savent ce que représente Alvaro Sobrinho et ce qu’était le régime angolais. Je m’associe à Xavier-Luc Duval pour demander la démission de Sesungkur », ajoute Paul Bérenger.

Sur les propos du Premier ministre concernant Agalega, vendredi au Parlement, le leader du MMM indique que « la manière dont il a répondu à la Private Notice Question suscite encore plus d’inquiétudes et de doutes » sur une présence militaire présumée de l’Inde à Agalega. « Le plus tôt Pravind Jugnauth rendra public le Maritime Defence Agreement, le mieux ce sera. »

Il rappelle qu’en 2015, alors qu’il était Premier ministre, un Memorandum of Understanding avait été signé avec l’Inde pour la construction d’une piste d’atterrissage et d’un miniport, et cela « sans aucune contrepartie ».

À l’époque, la piste devait être longue de 1,2 km alors qu’on évoque désormais 3 km. « La longueur de la piste m’étonne. Le PM dit que c’est pour prévoir l’avenir, mais franchement, ce n’est pas crédible. »

Paul Bérenger précise qu’à l’époque, le groupe IBL avait eu l’intention d’y construire des chalets pour y développer le tourisme. Il avait même acquis un avion pour assurer la liaison aérienne, dont les Mauriciens et Agaléens auraient profité. Il reproche à l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam d’avoir « tué ce projet par fanatisme et communalisme ».

Et d’ajouter que « Ramgoolam a le devoir de dire ce que l’Inde lui avait réclamé quand il était PM. » Durant la semaine, le leader du Parti travailliste avait déclaré que l’Inde voulait imposer des conditions (qu’il n’a pas acceptées) par rapport à Agalega.